LBM vs CFC – Fréjus : le club des cinq !

Vous dire quelle heure il était nous est littéralement impossible des saisons comme ça… à l’extrême limite peut-on dire qu’il devait être peu ou prou 20h50… Plus sûrement nous est-il possible de dire à quel instant du match nous nous trouvions alors dans ce match contre Royan, rencontre comptant pour la 1§e rencontre du championnat de Ligue B. !
Après avoir empoché les deux manches inaugurales (25-21, 25-22), les Fréjusiens avaient vu leurs adversaires réduire l’écart au tableau d’affichage (20-25), et pointaient devant sur ce même tableau d’affichage 13-20).

SI Nathan Steffen (21 ans) avait inauguré son costume de titulaire dès le 1er set, c’est cet instant que le coach varois, Loïc Geiler, décidait de mettre son CFC sur le terrain ! Le central Mathis Romany (22 ans) était rentré trois points plus tôt (à 17-18), pour sa toute première en LBM, afin de suppléer un Romain Brégent peu incisif et donc peu décisif…

Nathan Steffen aura su patienter la saison passée. Barré par un nombre déjà atteint de joueurs conventionnés au sein du CFC, l’ancien sociétaire des Dragons de Cannes a misé sur l’avenir, attendant patiemment son heure avec ses potes du Centre de formation (Photos DR © Ewa Gros Photography)

FONCARNIER, GHIO, SENTENAC, STEFFEN, ROMANY :
LE CLUB DES CINQ ENSEMBLE SUR LE TERRAIN

À 13-20, Célestin Bergeron (22 ans) et Arthur Sentenac (17 ans) pénétraient à leur tour sur le terrain, le premier à la passe, le deuxième à l’aile pour y accompagner Malo Foncarnier (21 ans). Ils y rejoignaient le libero Malco Ghio (21 ans), et celui qui devenait l’ancien du haut de ses 26 ans, le pointu Jaylen Jasper. Deux points plus loin (21-24), au moment de tourner, Nathan Steffen faisait son retour en lieu et place de Malco Ghio… sans que cela ne change quoi que ce soit à la moyenne d’âge alignée sur le parquet.
Une moyenne – que vous n’aurez sans doute pas manqué de calculer – offrant tout juste la vingtaine (sans Jasper), à peine plus (21 ans) avec l’Américain.

Alors, certes, peut-être d’autres matches, en France, en Europe voire ailleurs dans le monde, se sont-ils joués dans de semblables conditions, avec des joueurs aussi (voire plus) jeunes…
Mais ils ne doivent pas être bien nombreux !
D’autant, si l’on y regarde bien, qu’hors son pointu US – sorti d’université américaine il y a tout juste trois ans –, le Fréjus Var Volley évoluait alors avec cinq jeunes issus du CFC (y compris Bergeron, arrivé à l’intersaison du CFC… de Sète) !!!

S’il entre en jeu essentiellement pour l’instant pour “taper un gros service“, Arthur Sentenac devient peu à peu beaucoup plus qu’un simple joueur de banc

DEMAIN PEUT-ÊTRE SERONT-ILS EN MSL ?

Avec un total joué par le trio Sentenac, Steffen, Romany qui se compte… en minutes, avec des Malo Foncarnier et Malco Ghio, passés en début d’année du statut de joueurs du CFC (tous deux en font toujours partie, “montés“ cette année en aspirants-pros) / joueurs du banc à titulaires à part entière…

Là encore, tous les clubs – on restera en Ligue B cette fois – ne font preuve d’une aussi grande confiance en leurs jeunes. Déjà, nombre de clubs de la division ne possèdent pas de centre de formation : Martigues, Saint-Quentin, Royan, Chalon sont ainsi concernés. Et l’argent que peut coûter un CFC à l’année (salaire des entraîneurs et préparateur physique, défraiements, voyages au travers de l’hexagone dans le cadre du championnat Élite Avenir -> Fréjus évolue dans le groupe B avec le CNVB, Sète, Narbonne, Nice, Cannes, mais aussi Montpellier, Toulouse ou encore Ajaccio et Illac… avant les phases finales à l’issue de la saison régulière) est pour les clubs précités plus facilement reportés sur la masse salariale de l’équipe pro !

GARDER À LA MAISON LES JEUNES
FORMÉS… À LA MAISON !

Pour autant, l’air du temps est à la formation des jeunes. Ce que savent parfaitement faire les clubs français, même si les décideurs nationaux ne semblent pas agir (à tout le moins pas en mesure de le faire) pour éviter le plus souvent la fuite en avant (et à l’étranger) des plus belles pépites tricolores… Mathis Henno, Noa Duflos-Rossi, Amir Tizi-Oualou, Nathan Feral ou encore Joris Seddik ont ainsi quitté la MSL lors de la dernière intersaison !

Pour cette raison, mais aussi pour « pouvoir offrir un avenir à nos jeunes, qui tâtent du volley depuis qu’ils savent à peine marcher pour certains, dont beaucoup sont déjà partis parfois très loin pour suivre leurs études, dixit Olivier Conte. Notre souhait est de les faire travailler, leur donner la possibilité d’être intégrés à l’entraînement des pros, voire de jouer en match avec ces mêmes pros ».

Malco Ghio (en haut), devenu titulaire au poste de libero depuis le départ de Maxime Cheung, et Malo Foncarnier ont aujourd’hui une place prépondérante au sein du roster fréjusien, eux qui sont toujours membres du CFC… sans l’être totalement, puisqu’ils ont signé un contrat d’aspirants-pros en début de saison

Melvin Ebagne (19 ans, actuellement blessé), Arthur Sentenac, Nathan Steffen et Matis Romany ont donc déjà franchi ce pas. Et, en parallèle, montré l’exemple à leurs camarades du CFC, tout en en restant des membres à part entière. Bergeron, Sentenac, Steffen et Romany, alignés samedi soir devant Royan, se levaient ainsi aux aurores dimanche matin (4h45) pour gagner Illac où les attendait un match d’EAM avec leurs camarades du CFC et leur coach, Laurent Cauet.

UN TRAVAIL DÉJÀ DE LONGUE HALEINE
NOTAMMENT INITIÉ PAR JULIEN LAPORTE

On l’a déjà soulevé lors d’un précédent article sur le CFC en début de saison (voir les Actus de fin septembre sur le site du Fréjus Var Volley), le CFC récolte aussi le fruit du travail de formation lancé depuis plusieurs saisons par le regretté Julien Laporte, ensuite relayé par Pierre Vivier, Corentin Suc et l’ensemble des éducateurs du club est-varois.
À terme, de plus en plus de clubs de l’hexagone lanceront-ils les jeunes issus de leur centre !

D’autres clubs l’ont compris, tel Royan, dont le président David Guelle annonçair, samedi à l’issue du match de samedi et à propos d’un futur CFC, « le projet est très avancé. J’ai encore des réunions la semaine prochaine par rapport à des logements mais ça avance. Et lce CFC devrait être concret à la prochaine rentrée ».
Si, à la faveur des  Malo Foncarnier (21 ans) en récept’attaque-.Loïc Geiler,alorssi Fréjus Var Volley, déjà sans son capitaine Jean-Philippe Sol, et perdant à la fin du 2e set son attaquant Théo Conré (entorse), s’est incliné ce samedi 12-15 au tie-break, non sans avoir brillamment enlevé les deux manches inaugurales face au dauphin de Martigues, précisément tombeur des Avatiques la semaine dernière.

Les instances “parisiennes“ (Ligue nationale et Fédération française) devraient aussi regarder les efforts des clubs (pour la quasi-totalité financièrement exsangues) dans cette démarche et les encourager à essayer de faire avancer le volley français !

Même si son entrée aura été furtive devant Royan, Mathis Romany est une nouvelle preuve que confiance et jeunes se conjuguent parfaitement au Fréjus Var Volley

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