Ligue B 2026-2027 : ce que l’on en sait pour l’instant…

Les vacances battent leur plein depuis déjà bientôt deux mois pour les professionnels du Fréjus Var Volley, dont la reprise et l’entame de la préparation sont prévues le 31 août, celle du championnat devant intervenir aux alentours du 18-19 octobre (date non encore officielle).

Le club est-varois, on le sait, a pris la 7e place finale d’un championnat dont on inaugurait une variante. Cette dernière n’a pas réellement convaincu, notamment de par l’absence de playoffs et, à l’opposé, d’une ou deux relégations, qui aura transformé cette campagne 2025-2026 en une longue, très longue marche sans réel intérêt.

L’AS Illac a subi près deux saisons en Lorraine, Sébastian Roatta retrouve un club d’Ajaccio certainement de gros bouleversements dans son effectif. Arthur Ripoche (#7), Kevin Kaba (#6) et Romain Bonon (#14), ici au block face à l’attaque de Théo Conré ont quitté le club girondin (Photos © Ewa Gros Photography)

RETOUR DE PLAYOFFS
SOUS LA FORME D’UN FINAL FOUR

Pour autant, cette formule, voulue par les instances nationales – qui en auront peut-être fait un peu trop lors de la présentation de la dernière journée en affirmant, je cite, « s’il avait fallu imaginer un scénario pour promouvoir cette nouvelle formule et louer ce championnat au long cours de 33 journées… » – sera bel et bien reconduite pour la saison à venir.
À cette petite nuance que l’on retrouvera les trois phases – un aller-retour classique, suivi d’une 3e phase calquée sur le calendrier aller –, mais le classement alors établi ne désignera pas pour autant le champion de Ligue B et futur promu au sein de l’élite hexagonale. Non. Car l’on assistera au retour de playoffs en quelque sorte, vraisemblablement sous la forme d’un Final Four en un site unique, dont il faudra sortir vainqueur pour glaner titre et accession…

Il y aura donc “une carotte“ au terme d’un nouveau championnat marathon pour aller chercher une place dans le Top 4 et ainsi, maintenir l’espoir de clôturer la saison en beauté.

Malo Foncarnier sera de nouveau confronté aux Martégaux Gaston Fernandez (#11) et Lucas Soldner (#2) qui restent dans le club de la Venise provençale

UNE LIGUE B NORMALEMENT
TOUJOURS À 11 CLUBS

À l’heure de ces lignes, si l’on en sait un peu plus sur les équipes amenées à se confronter huit à neuf mois durant, rien n’est encore sûr sur leur nombre (quid de Rennes ?, wild-card ?).

Les premières décisions de la CACCP (Commission d’aide et de contrôle des clubs professionnels), organe de la DNACG, avaient ainsi, au terme de leur premier examen, réservé l’attribution de l’agrément à plusieurs clubs de Ligue B, Rennes et Saint-Jean-d’Illac, alors relégués administrativement en division fédérale. C’est à tout le moins ce qui avait été annoncé lors de la publication des décisions prises après une première audition en mai dernier (à laquelle Fréjus n’avait pas été convoquée, signe d’un bilan financier répondant aux critères de la LNV).

Des garanties financières étaient ainsi réclamées pour le club girondin, les documents ont été envoyés et l’agrément bel et bien accordé au nouveau club de l’ex-Royanais Julien Bernard. L’ASI n’en avait pas moins lancé sur les réseaux une campagne participative (de soutien et de transformation) pour récolter 50.000 €. Quand bien même cet objectif n’aurait pas été atteint,  l’Abeille Girondine ASI a bien été admise en Ligue B.

Si le jeune Ino Dukic reste à Saint-Quentin (avec son père, et où il retrouvera son frère aîné, Marin), la passeur Eliot Coulet (#15) ne sera resté qu’une saison en Picardie. Il jouera à Reims l’an prochain

Tout comme, apparemment, le club breton tel qu’en témoigne le compte-rendu des décisions du 2 juillet 2026. S’il ne transparaît aucune information concernant le Rennes Étudiants Club – qui a cette particularité de proposer un club en Ligue B masculine, un CFC en championnat Élite Avenir masculine, mais aussi une équipe féminine en Élite féminine (2e niveau national) –, on se souvient que l’entité bretonne, monument du sport dans la région, elle qui fête ses 80 ans cette année, était en grand danger en décembre 2025.
La présidente Nathalie Guitton avait alors lancé un appel aux dons dans la presse régionale pour trouver 150.000 € –, et même encore fin juin. Après le passage devant la DNACG, qui avait acté un “trou“ de 100.000 €, le REC était sous la menace de perdre son statut pour, on parle ses deux équipes professionnelles s’il ne comblait pas ce déficit.

Qu’en est-il exactement ? On ne saurait le dire…

Un élément, bien factuel lui, concernait le relégué corse, le GFC Ajaccio, qui effectue le chemin inverse des Pirates de Royan, admis en Alterna Volstar, nouvelle appellation de feue la Marmara SpikeLeague.
Sanctionné à la mi-saison d’un retrait de cinq points fermes (ramené ensuite à trois points), le club insulaire s’était de fait retrouvé relégué en Ligue B (19 pts au lieu de 22 et la dernière place de MSL derrière Saint-Nazaire, 21 pts).

À la mi-juin, le président corse, Paul Murraciole, lançait un cri d’alarme, le GFCA étant sous la menace d’un placement en cessation de paiement au 30 juin, déclarant être dans l’attente de quelque 270.000 €de financements publics. Une dizaine de jours plus tard, la situation semblait s’être finalement réglée et Ajaccio aura donc bel et bien une place réservée en Ligue B en 2026-2027.

Le Grand Nancy VB se montre actif sur le marché des transferts. Le club lorrain a notamment conclu les arrivées en son sein des ex-Fréjusiens, Romain Brégent et Joshua Marty (Photos © GNVB)

NANCY ENFIN GRAND ?

À l’heure de ces lignes, la 2e division nationale verrait donc 11 clubs sur la ligne de départ (*). Dont certains animés de vraies ambitions, à tout le moins au regard de leur recrutement.

L’un de ces recrutements semble très solide, on parle ici du Grand Nancy VB (6e l’an passé). Le club lorrain aura quelques airs fréjusiens déjà, avec les arrivées du central Romain Brégent et du meilleur pointu tricolore (LBM 2024-2025) Joshua Marty, après une année délicate en MSL à Chaumont.

Marty retrouvera qui plus est celui qui était son passeur en Haute-Marne, le Polonais Sergiusz Serafin (22 ans), qui se disputera la place de titulaire avec l’ex-Sétois Tom Leroyer (20 ans), champion du monde U19 en 2023. Et le GNVB a encore attiré dans ses filets un RA d’avenir, le jeune Matteo Schalk, fils de l’ancien joueur devenu entraîneur et récemment sacré à ce titre champion de France N2 de l’US Cagnes, future pensionnaire d’Élite féminine. Enfin, s’il a perdu le meilleur marqueur de la ligue, le pointu américain Jacob Steele, il est parvenu à conserver Quentin Frabrowksi, considéré comme le meilleur central de la Ligue l’an passé.

Son profil séduisait les dirigeants et le staff fréjusiens, mais l’ancien Illacais Kevin Kaba a finalement gagné le club nordiste de Cambrai

CAMBRAI N’HÉSITE PAS SUR LES RECRUES

Martigues, avec un nouveau coach – Luc Marquet en remplacement de Ricardo Martinez, sollicité en MSL (Montpellier ?) –, a de la même manière gardé son ossature autour de Maoni Talia, Lucas Soldner, Gaston Fernandez, Kevin François et Killian Weidner, aura les dents longues après sa dernière désillusion.
Saint-Quentin, où le président a une drôle de façon de gérer ses joueurs en annonçant ses recrues très très tôt dans la saison : Pavel Mocanu en mars ou encore l’aîné des frères Dukic (Marin) qui rejoint son père (le coach Dario) et son cadet Ino dans l’Aisne. Marin Dukic a même ramené dans ses bagages depuis Le Plessis-Robinson, le pointu Joévin Wa-Bala.
Toujours dans les Hauts-de-France, l’Élan cambrésien a fait son marché du côté d’Illac, signant le central Kevin Kaba, le RA Lohan Lefaivre et le libero Gwénolé Millour. Un trio auquel on ajoute un pointu letton, Andris Sirjakovs.

Harnes retrouve la Ligue B 11 ans après, et voit un enfant du club revenir en la personne de Nicolas Maréchal.

Il est de la génération des Sol et (à un degré moindre) Attié, mais l’ex-Axonais Nicolas Maréchal ajoutera une 21e saison professionnelle à son chemin de carrière, retrouvant le club de ses débuts, Harnes VB, promu en Ligue B

L’ABEILLE ILLACAISE PILLÉE

Quelques bonnes pioches également entre Champagne – où Reims récupère un autre Axonais, en la personne du passeur Eliot Coulet – et Bourgogne, avec un VBC Chalon qui se reconstruit autour du central martiniquais William Louis-Marie (ex-SQVB) et du pointu en provenance d’Illac, Lucas Lilembo.

L’équipe girondine d’Illac précisément se lance dans un nouveau projet structurel pour pérenniser le club au niveau professionnel, mais n’en oublie pas pour autant de (re)bâtir un solide effectif. Outre les trois néo-Cambrésiens précités, l’ASI a vu beaucoup de ses joueurs quitter l’Aquitaine : Lilembo (Chalon) mais encore Oussama Ben Romdhane (le Tunisien grimpe d’un étage, à Tourcoing) ou encore Romain Bonon (8 saisons à Illac en trois passages). Julien Bernard arrive, tout comme le pointu franco-colombien… de 36 ans, Ronald Jimenez – l’ancien Cannois (2021-24) se partagera la pointe avec le jeune Maxime Convert – et le libero Tanguy Lemeur, formé à Nantes-Rezé. À 20 ans tout juste, le central camerounais William Tanga Mvilongo fera figure d’“ancien“, aux côtés de jeunes du CFC.

AJACCIO FERA AVEC LES MOYENS DU BORD

Enfin, Ajaccio proposera un tout autre visage, contraint de revoir ses ambitions à la baisse, quoi qu’en disent l’entraîneur Frédéric Ferrandez et le président Paul Murraciole. Beaucoup de joueurs ont fait leurs valises et des joueurs certes expérimentés mais pas forcément titulaires en puissance dans leurs derniers clubs. Il en est ainsi de Sébastian Roatta (30 ans), le central de retour de deux années en Lorraine, du passeur Clément Diverchy (28 ans), qui a passé les deux dernières saisons aux Canaries (2024-2025) et en Suisse, au Chênois Genève, voire du libero qui débarque de Saint-Nazaire, Romain Devèze. Le GFCA fera lui aussi appel aux jeunes du CFC, alors que l’on sait peu de choses du pointu brésilien, João Vitor Adriano (24 ans), sorti de son pays natal la saison passée pour découvrir l’Europe et le championnat tchèque.

Après deux saisons en Lorraine, Sébastian Roatta retrouve un club d’Ajaccio certainement contraint de revoir ses ambitions à la baisse

Nous terminerons avec France Avenir, avec un roster que l’on ne découvrira qu’à la rentrée…

Du coup, où se situera le Fréjus Var Volley dans cet ensemble ? Bien malin qui pourrait le dire, quand bien même les Varois aspirent à retrouver le sommet de la Ligue B…

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(*) Ligue B masculine 2026-2027 : GFC Ajaccio VB, AS Illacaise Volley, Cambrai Volley, VBC Chalon-sur-Saône, FRÉJUS VAR VOLLEY, Martigues VB ; Grand Nancy VB, Reims Volley 51, Rennes REC Volley, Saint-aQuentin Volley + Harnes Volley-Ball (promu).

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