Nack, Josh’ : des nouvelles des anciens…

Raph Attié à l’attaque face au block constitué par Joshua Marty et William Nack-Minyem : les trois ont changé d’équipe depuis ce cliché réalisé en février 2024 (Photos DR © Ewa Gros Photography)

Le championnat de Ligue B, cru 2025-2026, est ainsi fait qu’il perdure bien au-delà de ses homologues, la Marmara SpikeLigue (l’élite nationale masculine) et le Saforelle Power 6 (son équivalent au féminin). Ces deux championnats ont en effet déjà décerné leurs lauréats respectifs, au terme de formules classiques incluant phase régulière et play-in suivis de play-offs.
Pour peu que certains clubs ne soient pas parvenus à aller au-delà de la phase régulière, d’anciens joueurs fréjusiens, précisément partis exercer leur talent en MSL, ont eu la possibilité et l’envie de repasser par le lieu de leurs exploits passés, la salle Sainte-Croix, où l’on a plaisir à les revoir.

Ç’aura été le cas lors des deux derniers matches du central William Nack-Minyem et du pointu Joshua Marty, respectivement joueurs de Saint-Nazaire et Chaumont cette saison.

Après une saison plutôt aboutie en MSL cette saison sous les couleurs de Chaumont, Joshua Marty ne dirait pas non à une nouvelle aventure hors de nos frontières (Photos © site officiel Chaumont Volley)

L’ANCIEN MEILLEUR POINTU DE LIGUE B
NE SE PERD PAS DANS L’ANNÉE GALÈRE DE CHAUMONT

Face à Saint-Quentin il y a dix jours, la grande carcasse de Joshua Marty n’est pas passée inaperçue. L’an dernier, le jeune pointu franco-polonais de 23 ans a véritablement explosé à son poste, en y étant même désigné meilleur joueur de cette catégorie dans la division, avec une paire de statistiques de 516 points (19,8 de moyenne à près de 50 % de réussite) et 41 aces à son compteur.

« C’est toujours sympa de revenir, d’autant qu’ici, je suis un peu à la maison, c’est ici que j’ai joué le plus longtemps jusqu’à maintenant », racontait ainsi Joshua Marty, voisin du Var puisqu’il passe une partie de ses étés dans sa maison à Cannes.
Joshua, qui a notamment évolué… central à l’ASBAM Montpellier en M15, a également disputé les phases finales de la Coupe de France M20 avec l’AS Cannes en 2019-2020, avant de gagner la capitale et le CFC du Paris Volley. Il n’était pas censé alors effectuer les déplacements avec le groupe professionnel jusqu’à ce jour de novembre 2019 et ce voyage à Sète. L’un de ses partenaires, Ibrahim Lawani en l’occurrence, « s’était blessé à l’épaule à la fin de l’Euro U20, du coup, Dorian (Rougeyron, coach du Paris Volley) a préféré m’emmener avec lui dans le groupe. Il m’a fait rentrer au service et j’ai marqué deux aces ce jour-là. Ensuite, je n’ai plus quitté le groupe et j’ai fait tous les déplacements ».

À Fréjus, où il est arrivé à l’orée de la saison 2022-2023, Marty trouvera le temps de jeu pour lequel il avait quitté la capitale, jusqu’à cette 3e saison parfaitement aboutie l’an dernier et qui allait lui ouvrir cette année (à nouveau) les portes de la MSL sous les couleurs d’un club mythique, le Chaumont VB 52. « J’ai bien sûr été déçu de perdre la finale de Ligue B l’an dernier au “Golden Set“, c’est un demi-regret d’autant que j’arrivais au bout d’un cycle de trois ans. Après, c’était une très bonne opportunité de rejoindre Chaumont. »

MARTY TENTÉ PAR UNE EXPÉRIENCE À L’ÉTRANGER

Bien qu’en concurrence avec Pierre Toledo sur le même poste – au classement spécifique du poste (ratio services, attaques, blocks), Marty apparaît à la 14e place… juste derrière son partenaire de club –, l’ancien pointu varois s’est déclaré « assez content de ma saison à titre personnel, puisque j’ai joué environ 40 % du temps ». Nonobstant qui plus est la saison complètement manquée du club champenois, avec une première victoire en championnat lors de la 6e journée seulement, et qui aura même conduit au remplacement début janvier de l’emblématique coach chaumontois, Silvano Prandi (11 saisons au club), au bout de 12 matches (4 victoires, 8 défaites), suppléé par son adjoint Iban Perez (3-11).
Un bilan bien à l’opposé de la saison précédente (2e de saison régulière, battu pour un set de différence par Montpellier, ensuite éliminé en demi-finales par Poitiers).

À date, Joshua nous a indiqué « partir de Chaumont, et être à la recherche d’un club pour la saison prochaine ». Ajoutant, lui qui a notamment refusé plusieurs offres émanant de Ligue B, « j’ai un peu fait le tour en France, je connais toutes les salles et j’aimerais bien découvrir un championnat étranger ».

William Nack-Minyem s’est laissé tenter par une expérience exotique au sein du FUS Rabat, avec lequel il a disputé le Championnat d’Afrique des clubs avec entre autres, à sa gauche, Rob Bracko, ex-coéquipier de Marty à Chaumont

NACK-MINYEM… AU CHAMPIONNAT D’AFRIQUE DES CLUBS !

La France et la MSL, William Nack-Minyem en sera bien encore l’an prochain. Lui qui disposait d’une « clause de sortie en cas de relégation » honorera donc bien sa 2e saison au sein du club nazairien. L’ancien Niçois, arrivé en terre fréjusienne en 2023, aura lui aussi explosé à son poste la saison dernière, avant de confirmer au sein de l’élite cette année, figurant dans le Top 15 des meilleurs centraux de la MSL.

Et, en attendant, le frère jumeau de Lohan, arrivé à Nice l’an dernier en provenance des Spacer’s de Toulouse, a disputé fin avril, début mai… l’African Club Championship (littéralement Championnat d’Afrique des clubs) au sein du club champion national du Maroc, le FUS Rabat (Fath Union Sport). Cette compétition, 47e du nom, regroupait 24 équipes, accueillies pour la première fois au Rwanda.
Le FUS Rabat a gagné quatre de ses cinq matches de poule (3-1 contre le Kenya Ports Authority, 3-0 contre le Tanzania Prizons et les Éthiopiens du Wolaita Dicha SC, ou encore 3-2 contre le Ghana Army Volleyball Team.
Vainqueurs 3-1 de l’APR VC (Armée patriotique rwandaise) en 8es de finale, ils céderont ensuite en ¼ de finale, battu 0-3 par le futur vainqueur, et club le plus titré de cette compétition (17 victoires), Al Ahly (Égypte). Le FUS subira deux autres revers sur ses matches de classement, pour prendre la 8e place finale.
À noter qu’un autre joueur de MSL figurait dans l’effectif du FUS Rabat, en l’occurrence le Slovène Rob Bracko, partenaire… de Joshua Marty à Chaumont cette saison…

En attendant de les retrouver peut-être l’un et/ou l’autre pour la der’ vendredi prochain face à Chalon, les deux anciens coéquipiers se sont accordés pour expliquer qu’il existait effectivement « un gros “gap“ entre la Ligue B et la Ligue A. C’est beaucoup plus physique, cela va beaucoup plus vite, c’est plus tactique aussi. Par exemple, des ballons perdus au soutien derrière des blocks, il n’y en a pas… Ou beaucoup moins en tout cas »

Peut-être les spectateurs fréjusiens auront-ils le plaisir de mesurer de leurs yeux cet écart dans les prochaines saisons ? C’est tout le mal que l’on peut souhaiter au Fréjus Var Volley !

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