Nathan Bonnard (Spacer’s Toulouse, ex-Fréjus) a dû passer par la case opération !

Voici quelques semaines, Nathan Bonnard était de retour à Fréjus, profitant d’une indisponibilité (blessure) pour venir encourager son jeune frère Antonin, surclassé en M18 (il joue initialement en M15) pour disputer le 6e tour de la Coupe de France de la catégorie.
Quelques jours plus tard, il était de nouveau dans la cité romaine, cette fois-ci à la salle Sainte-Croix avec ses partenaires du CFC de Toulouse dans le cadre du championnat Élite Avenir pour y affronter son club formateur.
Pour cette rencontre, lui, d’habitude réceptionneur-attaquant, avait revêtu un maillot de libero, moins à même de solliciter des genoux pas au meilleur de leur forme.

LE 2e GENOU DÉBUT JUIN

À tel point que Nathan a très rapidement ensuite coupé avec le volley, se résignant même à une intervention chirurgicale. Joint au téléphone, Nathan explique « souffrir depuis novembre dernier de fissures aux deux tendons rotuliens (une blessure qui revêt des traits similaires à celle de Melvin Ebagne, qui a là aussi handicapé le jeune pointu fréjusien quasiment une saison entière, Ndlr). J’ai essayé une injection PRP (plasma riche en plaquettes, Ndlr), mais cela n’a pas eu les effets escomptés », et Nathan a été contraint de s’arrêter 3 mois, « jusqu’en janvier ».
Mais la reprise ne sera pas concluante, la douleur de nouveau présente rapidement sur des articulations, encore une fois, particulièrement sollicitées à son poste (réceptionneur-attaquant).

Lorsqu’il est venu avec le CFC de Toulouse pour le match de championnat face à Fréjus fin mars, Nathan Bonnard jouait en position de libero pour éviter de trop solliciter ses genoux… Mais même cette précaution n’aura pas suffi et Nathan aura dû se résoudre à l’opération

Lundi dernier, le fils du président du Fréjus Var Volley, aujourd’hui âgé de 20 ans (il est né le 14 septembre 2005) a subi à Toulouse « un peignage des tendons rotuliens sur un premier genou, et je ferai l’autre le 3 juin prochain. Tout s’est très bien passé, je suis rentré à 6h45 le matin et suis ressorti en fin de matinée. Et aujourd’hui (mercredi, Ndlr), j’ai lâché les béquilles et je suis même allé à la Fac à pied ».
Car pour l’heure en effet, le volley est en stand-by et, du coup, Nathan peut se consacrer à ses études, en école d’ingénieurs à l’INSA, commencées à Lyon et poursuivie dans la Ville rose, le groupe INSA (Institut national des sciences appliquées) y proposant également une école.

UN DÉBUT DE SAISON PROMETTEUR…
MAIS VITE INTERROMPU

La Haute-Garonne, Nathan y est donc arrivé à la dernière intersaison. Après avoir quitté le cocon familial et rallier (trois années durant) le Pôle espoirs de Cannes, il avait tout d’abord rejoint la capitale des Gaules, dans le cadre, en tout premier lieu de ses études. Et en parallèle néanmoins, la poursuite de sa carrière de volleyeur à l’ASUL Lyon, alors tout juste rétrogradé de Ligue B en championnat Élite du fait de ses (malheureusement) récurrentes difficultés financières.

Ce 3e niveau national, Nathan y trouvera facilement et rapidement ses aises. Mais dans un effectif davantage occupé à regarder derrière lui au classement que devant : 6e (sur 8) de la phase régulière, tant en 2023-2024 qu’en 2024-2025, 5e des playdown la première année, 4e des playdown 2 et relégué la saison dernière.

« À Lyon, j’ai pris ce qu’il y avait à prendre en quelque sorte », confie Nathan, nuançant tout de même, « sportivement, ce n’était forcément pas la joie tous les jours. Alors, quand j’ai eu ce contact avec Toulouse, pour intégrer le CFC et être dans le roster en MSL. » D’autant qu’il avait la possibilité de poursuivre le même cursus universitaire, avec « la possibilité d’aménager mon emploi du temps et d’avoir un programme à la carte en quelque sorte pour essayer de trouver un équilibre entre le volley et les études ».

Nathan Bonnard a effectué le début de saison dans le roster toulousain, son dernier match remontant à la fin novembre au Plessis-Robinson (photo DR © Facebook Spacer’s)

ENTRE TROIS À SIX MOIS DE RÉÉDUCATION TOTALE

Mais le volley aura donc été bien contrarié par ces blessures aux tendons. D’autant plus dommage que l’ancien Fréjusien avait plutôt bien débuté la saison. Car s’il a signé un contrat avec le CFC, Nathan Bonnard devait également faire partie intégrante de l’effectif pro de l’entraîneur Patrick Duflos. « J’avais repris avec les pros l’été dernier, et ça se passait plutôt bien. » Nathan s’était ainsi parfaitement adapté au « rythme soutenu et l’extrême rigueur » qu’exige la MSL, effectuant « toute la préparation » et trouvant « ma place » dans le roster des pros, répondant aux attentes du coach Patrick Duflos.

Puis il y aura eu « cette première alerte dès novembre et un premier stop de trois mois », mais qui n’aura finalement pas été suffisant.

Pour l’heure, et après cette première opération, Nathan a déjà entamé sa phase de rééducation, à base de mobilisation, renforcement puis réathlétisation. « Il faut compter entre trois à six mois pour revenir au mieux. J’espère que trois mois suffiront, ce qui autorise une reprise à la rentrée et un retour concret sur les parquets avant la fin de l’année. »

Comme l’ont annoncé récemment les Spacer’s, Nathan fera bien partie de l’effectif haut-garonnais la saison prochaine

LE VOLLEY, UNE AFFAIRE DE FAMILLE

La patience est donc de mise pour l’aîné de la fratrie (rappelons que sa maman, Sandra Kociniewski, a porté à 100 reprises le maillot de l’équipe nationale), qui observe en attendant avec attention l’ascension de son “petit“ frère, Antonin, qui fait les beaux jours des équipes M15 et M18 aux côtés de son acolyte Jaden Ebagne. Un cadet – et Jaden également – récemment appelé pour un premier stage avec l’équipe de France U17…
Tout comme son aîné – « mais c’était en pleine période Covid, donc il n’y avait pas eu de suite ». Nathan qui dit d’Antonin, « il est plus fort et plus grand que moi au même âge, et il prend le même chemin que moi puisqu’il a rejoint le pôle Espoirs de Cannes depuis un an déjà ».

L’avenir dira si Nathan aura raison… En attendant, on lui souhaite simplement que cette double intervention chirurgicale sera bénéfique, et surtout que ces fichus tendons le laisseront tranquille par la suite…

Une famille dédiée au volley, avec Alexandre président du club est-varois et Sandra, qui a défendu les couleurs tricolores à de nombreuses reprises
Ci-dessous avec le “petit“ frère, Antonin (qui a bien grandi ces trois dernières années, n’est-ce pas ?), pensionnaire du Pôle Espoirs de Cannes… et qui défend les couleurs fréjusiennes en Coupe de France M15 et M18

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Fréjus Var Volley

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