Le Fréjus Var Volley effectue en ce week-end de la mi-mars son déplacement le plus lointain, puisque le programme de la 24e journée de Ligue B l’amène dans la capitale bretonne, où l’attend le Rennes Étudiants Club.

Si elle a en premier lieu permis aux troupes de Loïc Geiler d’obtenir une 2e victoire consécutive (devant Cambrai et après le succès glané en terre chalonaise, la 23e journée la semaine dernière a peut-être marqué un tournant dans la lutte pour l’accession que se livrent les Avatiques de Martigues et les Pirates de Royan.
MARTIGUES, ROYAN… ET LES AUTRES
Les partenaires de Lucas Soldner – qui a fêté ses 27 ans voici 48 heures – ont dû pousser un double soupir de soulagement samedi dernier vers 22h30 samedi dernier. Ils venaient tout juste de se sortir d’un match-piège dans l’antre de Saint-Quentin (victoire 19-17 au set décisif, avec trois des quatre autres manches conclues à 26-24, 23-25 et un 32-34 époustouflant), mais ils auront eu la joie en parallèle d’apprendre que les Illacais étaient venus à bout des Royanais (3-1) dans le derby de l’Atlantique. Sur leurs terres de leur Espace Cordouan où seul le Grand Nancy les avait fait plier cette saison (3-0 le 13 décembre), les hommes du président David Guelle ont à coup sûr grillé un joker, se retrouvant relégués à une victoire (3 points) au classement (48 vs 51).

À dix journées tout rond du terme de ce championnat longue durée, le club provençal a repris un peu de distance, mais il est bel et bien entendu que rien n’est encore joué et quelque chose nous dit que le choc entre les deux prétendants à la montée du 27 mars prochain (J26) vaudra son pesant de cacahuètes.
Car derrière les deux cadors, les neuf autres sociétaires de cette Ligue B semblent jouer deux autres championnats, entre un ventre mou (d’Illac, 3e, à Fréjus, 8e) et une dernière partie à trois clubs (Rennes, France Avenir, Chalon) qui voudront avant tout éviter la place de lanterne rouge en fin de parcours – l’équipe de Reims (9e) semblant s’être quelque peu extirpée à la faveur de deux victoires de rang.
DEUX VICTOIRES CONSÉCUTIVES…
ET UN PEU PLUS ENCORE DE CONFIANCE
Mais pour l’heure, et pour des Fréjusiens toujours fragiles (et privés de leur capitaine Jean-Philippe Sol, qui n’en finit plus d’en finir avec cette douleur à la hanche), le déplacement à Rennes est donc l’occasion de confirmer un certain renouveau entraperçu devant les Cambrésiens. Une équipe nordiste privée d’attaque (Rémy Lalisse blessé et Wellington Bolzani bizarrement resté sur le banc) et où les 27 points d’Issa Mbala Ntsama n’auront pas suffi.

Aux côtés de Nathan Steffen (devenu titulaire et qui justifie amplement cette progression à l’image de sa dernière feuille de stats à 16 points, dont 3 aces, 7 contres samedi dernier), les Fréjusiens devront donc se montrer efficaces face à un adversaire, certes revigoré depuis la trêve et l’arrivée de son nouveau pointu, Célestin Cardin (28 points en 5 sets devant France Avenir, sans oublier les 30 inscrits contre Fréjus, là encore en cinq manches), mais qui n’en reste pas moins sur une série de 16 matches avec seulement trois succès dont deux devant France Avenir et le 3e contre Chalon – l’équipe bourguignonne, aujourd’hui tout en bas du classement, a d’ailleurs annoncé cette semaine se séparer, pour la saison prochain, de son entraîneur, Clément Sattler.
BATTRE RENNES PUIS RÊVER
DE LE FAIRE DEVANT MARTIGUES
Mais tout un chacun se souviendra des énormes difficultés varoises pour venir à bout du REC au match retour fin janvier, lorsque les Fréjusiens s’étaient vus remonter de deux sets avant de vaincre 15-12 au tie-break. « On sait que ce sera dur, confiait samedi dernier Cédric Da Silva. Mais il faudra y aller avec la confiance ramenée de ces deux dernières victoires », rapport étant ici fait aux succès à Chalon et devant Cambrai.
Dans le tableau de marche des joueurs azuréens, une victoire en terre bretonne serait en tout cas un excellent appel aux supporters à venir les encourager à Sainte-Croix devant Martigues, le 21 mars !






