
Les volleyeurs fréjusiens ont permis à Sainte-Croix et leurs supporters de renouer avec la victoire ce samedi, à la faveur d’un set décisif remporté à 13 dace aux Cambrésiens. Ils enchaînent ainsi un second succès de rang après celui glané en terre chalonaise la semaine passée, et c’est déjà une bien bonne chose en ces temps difficiles.
Sans leur central Jean-Philippe Sol, de nouveau arrêté et en civil – « la douleur est toujours là, j’ai mal dès que je saute, ça n’est pas possible de jouer au volley dans ces conditions », explique le capitaine –, les joueurs est-varois sont pourtant une nouvelle fois passés par tous les états, alternant, comme à chaque fois se retrouve-t-on obligé de dire, une solide prestation avec des moments beaucoup trop fébriles… « On n’a plus rien à espérer du championnat, on doit jouer sans pression », confiaient d’une même voix le coach Loïc Geiler et son passeur Cédric Da Silva. Et « on n’arrive pas à l’évacuer dès qu’on arrive en fin de set, observe et renchérit l’ex-joueur d’Illac. On est bien, on gagne le premier set (25-17, Ndlr), on est encore bien dans le 2e, avec deux balles de set à 24-22, et là, on se bloque ».

COMMENT ÉCHAPPER À CETTE PRESSION ?
Ces dernières semaines en effet, Fréjus semble passer maître dans l’art de se « compliquer les choses, assène de son côté Théo Conré. Alors, comment je l’explique ? Par un manque d’expérience peut-être, par une fragilité toujours présente… Et c’est dur de (sup)porter le jeu et la marque parfois… Il nous manque de l’homogénéité », voire du talent sur certains postes, pourrait-on ajouter.
Mais de cela il faudra composer jusqu’au terme de la saison. Alors, sachons déjà apprécier l’abnégation des Fréjusiens qui, cette fois, n’ont pas lâché. Trop de mauvais souvenirs traînaient pourtant dans toutes les têtes, des joueurs comme des suiveurs – « un match comme ça, depuis novembre, on ne le gagne pas », voulait savourer le président Alex’ Bonnard –, mais un Nathan Steffen, qui a désormais un vrai costume de titulaire au centre (et un 2e titre de MVP construit avec 16 points, 7 contres et 3 aces), un Cédric Da Silva, un Malo Foncarnier ou encore un Théo Conré auront su faire fi des vents contraires pour ne pas se démobiliser et repartir au combat après la perte du set #2 (25-27).

CAMBRAI PRIVÉ DE FORCE D’ATTAQUE
Un premier break (1-3 à 7-3), un second de 12-11 à 18-11 et Fréjus reprenait la tête au tableau d’affichage (25-22, 2 sets à un). Las, d’entrée de 4e, quatre points (sur les sept premiers de Cambrai) concédés sur des fautes de service, des attaques à la pointe trop souvent bloquées ou à tout le moins freinées par les bras adverses et les joueurs de Martin Demar – déjà privé de Rémy Lalisse blessé, qui avait apparemment décidé de “punir“ son chef de file brésilien, Bolzani, pour manque d’investissement – égalisaient à deux manches partout (25-18).
Et un nouveau tie-break donc, où Steffen et Foncarnier mettaient les leurs devant (7-4 puis 10-8), mais les Nordistes, déjà défaits au set décisif il y a une semaine par leurs voisins axonais, ne baissaient pas encore les armes. Une fin de match interminable et suffocante se profilait (10 égalité puis 13 partout), avant qu’un ultime block de Da Silva ne donne le gain du match aux Azuréens (15-13).
Fréjus repasse donc du bon côté sur le ratio victoires (11) / défaites (10), de quoi remettre de la confiance dans le jeu fréjusien.


ENFONCER LE CLOU À RENNES
Alors que le MVP du soir, Nathan Steffen, pouvait être content de son rendu, « avec notamment ces trois aces dans un secteur de jeu que je travaille beaucoup », Cédric Da Silva, toujours dans la lutte de meilleur spécialiste hexagonal au poste (29 aces à son actif contre 30 à un certain Faganas et 35 à Martin Lallemand) espère que ses partenaires sauront demeurer dans cette spirale « un peu plus » positive, histoire de « renforcer encore notre confiance lors du match contre Rennes ».
Car il est vrai qu’aller gagner en Bretagne sera à coup sûr le meilleur résultats d’avant de défier le leader, Martigues.





