
Reims a mis fin à sa spirale de six revers de rang, Fréjus poursuit la sienne avec une 4e défaite d’affilée. Voilà. Que dire (écrire) de plus ? On vous avoue que l’on ne sait pas (plus) trop.
Ah si, les Pirates montent de Royan montent à l’abordage d’une citadelle martégale que l’on pensait promise à une accession aisée. Certes, les Provençaux comptent deux matches de moins que les Charentais, il n’empêche que ces derniers ont dévoré un nouvel adversaire (Nancy en Lorraine en l’occurrence, 3-0 à 20, 25, 23) pour prendre la tête du championnat au soir de cette 22e journée.
JOUEURS, STAFF, DIRIGEANTS
ET… SUPPORTERS INCRÉDULES
Bon, pour revenir à la rencontre du soir à Sainte-Croix, c’est une forme d’incrédulité, d’incompréhension qui se fait jour à la lecture des prestations fréjusiennes. « On a la place “12 fois“ de passer, même si ce n’aurait pas été du beau volley, tentait d’analyser un président (Alexandre Bonnard) assez abattu. Mais on n’a pas de répondant, pas de collectif. Je ne sais pas quoi dire de plus. »
Pas davantage d’explication du côté des joueurs. « On est dans une spirale ultra-mauvaise », dira un Théo Conré finalement resté sur le banc après ses soucis à l’épaule cette semaine. « Ça nous pèse au quotidien toutes ces défaites, soulignera Malo Foncarnier, meilleur marqueur varois du soir (22 pts). On est sincèrement désolés pour le public (venu en nombre en ce week-end de vacances scolaires, la seule bonne surprise du jour, ndlr), les bénévoles… On est tous concernés, on voulait gagner… »

Sans Conré, on l’a dit, mais avec un Raphaël Attié en civil (reprise prévue la semaine prochaine), un Jean-Philippe Sol pas utilisé, c’est “une équipe de CFC“ qui s’est présentée sur le terrain, avec Nathan Steffen, un Arthur Sentenac titulaire pour la première fois, Malo Foncarnier ou Malco Ghio pas plus âgés même si davantage expérimentés. Le seul “grognard“ sur le terrain aura été Cédric Da Silva à l’image de son « Allez, mets-la put… » à l’adresse d’un Malo Foncarnier au moment de mettre un ballon au sol au terme d’un des nombreux rallyes de ce match qui ont même fait se lever le public à certains moments !
FONCARNIER (22) ET SENTENAC (15)
MEILLEURS MARQUEURS Fréjusiens
À nouveau, même fragiles, les Fréjusiens avaient pourtant pris le bon chemin dans le set initial. Malgré les 8 points (24 au final) du Brésilien Marcos Soares, normalement central mais privilégié à la pointe en lieu et place de son compatriote Luiz Henrique, Fréjus gardait les devants, dans le sillage d’Arthur Sentenac en poste 4 et de Jaylen Jasper. Le pointu américain inscrira 6 pts (de ses 12 au total) dans ce début de match avant de totalement plonger dans les trois manches suivantes, hors quelques sauvetages bien sentis en défense…
Le FVV, toujours devant (seulement mené 20-21), s’imposait ainsi 25-23 en à peine plus d’une demi-heure.
Mais là était déjà le chant du cygne pour le roster varois. Présent au block, à l’image de Nathan Steffen dont le 3e contre donnait un léger break à 9-6, ou de Malo Foncarnier signant 8 points dans ce set, Fréjus conserva cet avantage jusqu’à 16-13, avant que celui-ci ne soit dilapidé en deux temps trois mouvements (16-17 puis 17-19).
Deux nouveaux blocks (Foncarnier puis Jasper) et trois attaques (Foncarnier et Sentenac deux fois) donnèrent deux balles de 2e set à 24-22. À 24-23, Alexis Farjaudon, le coach rémois, eut la bonne idée de lancer Clément Aya Dioko au service. Sa mise en jeu flottante systématique sur Arthur Sentenac amènera les Fréjusiens dans le mur (24-26).

SOUALEM PREND LE RELAIS DE MARCOS SOARES
S’il retenta le même coup en fin de 3e manche à 24 égalité. Et si Reims empochait là encore la mise à 26-24, force est d’admettre que les Fréjusiens, se gênant aux entournures et manquant cruellement de communication, s’étaient totalement délités, les points ne reposant que sur les épaules du duo Foncarnier (22) – Sentenac (15).
Sans plus d’impact au service – même Foncarnier avouait « retenir mes services de peur de mal faire » –, la réception adverse se régalait pour ressortir parfaitement sur son passeur. Même le meilleur libero du championnat, Mathis Faure, pouvait finalement se contenter d’une une prestation en-deçà de ses standards, à (seulement) 45 % de réussite en réception.
Le capitaine rémois Billem Soualem (18 pts et MVP au final), de son poste, avait pris le relais de Marcos Soares, et l’équipe champenoise concluait sur un dernier coup de reins (13-16, 15-20, 19-22, 20-25).

UN BLASON À REDORER
« Je n’ai pas d’explications, poursuivait Nathan Steffen. Il y a un problème d’envie, de réaction, de révolte. On reste sur une action au lieu de passer à la suivante. On avait une chance de relancer une dynamique. Il faudra le faire la semaine prochaine à Chalon. »
En cet avant-dernier samedi de février – un mois marqué par quatre défaites ! –, les Fréjusiens ont certainement pris leur plus gros coup sur la tête.
L’image du club est aujourd’hui à redorer et cette ambition est encore possible au fil de la douzaine de matches qu’il reste aux Fréjusiens. « On l’a fait en début de saison, on est donc capables de le faire. Il faut retrouver cette confiance, ce grain de folie », concluait quant à lui Malo Foncarnier.
Loïc Geiler et ses joueurs sont aujourd’hui au pied du mur, redevables d’une réaction digne de leur statut. La gueule du bois du soir devant Reims – et sans même boire le champagne (!) – ne doit pas se poursuivre la semaine prochaine du côté de la Bourgogne et de Chalon-sur-Saône !!!





