Troisième rencontre à Sainte-Croix en cette année 2026 – avec la réception de Reims ce samedi soir – mais la première, depuis le match contre Chalon avant la mi-décembre, du central et capitaine, Jean-Philippe Sol. L’occasion de faire le point aux (presque) deux tiers de cette saison “marathon“ avec celui que l’on surnomme “Pej“.
• Première chose Jean-Philippe, où en êtes-vous de cette blessure (bursite à la hanche) qui vous handicape depuis deux mois maintenant ?
« Comme il était entendu avec le Docteur Cohen du CERS (Centre européen de rééducation du sportif, à Saint-Raphaël), et après avoir passé une IRM, et s’être assuré qu’il n’y avait pas trop de risques à reprendre, j’ai subi une infiltration mercredi dernier (le 11 février). Après 48 heures off, j’ai repris l’entraînement ce lundi sans les sauts, puis enchaîné depuis mardi avec des petits sauts. Maintenant, je devais reprendre plus tôt en janvier après un mois d’arrêt déjà, mais j’avais rechuté le matin du match à Cambrai. Alors…


• C’est votre première longue absence en raison d’une blessure ? (*)
Oui vraiment. J’ai connu une longue absence par le passé aussi… Là, j’y vais avec prudence, pas à pas, un peu plus chaque jour.
• Du coup, on peut compter sur votre présence samedi devant les Rémois ?
Oui effectivement. Mais ce sera davantage sur les ailes plutôt qu’au centre comme normalement. On est moins sollicité en termes de sauts à ce poste qu’au block où ce ne sont que sauts justement…
• Et le championnat est encore long puisque l’on ne va aborder la 3e phase que dans deux journées (Reims puis un déplacement à Chalon, avant la… 2e réception de Cambrai le 7 mars)…
Il reste encore une douzaine de matches effectivement. Ça va être encore long, mais ça, on le savait avec cette nouvelle formule “marathon“. Il reste encore deux mois et demi de compétition !!!

• Justement, vous étiez l’un des premiers à tempérer les enthousiasmes après votre formidable début de saison. Vous aviez totalement raison en ce sens ?
Il est clair que beaucoup de choses se sont passées. Les blessures, les absences, mais il n’y a pas que ça. Là, on est clairement dans une spirale négative, qu’il faut stopper au plus vite. Car, depuis Nancy, où la victoire est déjà un peu miraculeuse, on n’a battu que Rennes. Et au tie-break. Et même s’ils avaient un nouveau joueur (le pointu Cardin, Ndlr), ce n’est pas leur faire offense de dire que l’on doit gagner plus vite, plus aisément. Rennes, comme Reims, comme Chalon, on les a dominés largement au match aller…
• Au point que Fréjus ne semble plus avoir de marge contre ces deux dernières équipes notamment, que vous affrontez dans la continuité ?
Oui. Et c’est frustrant, parce qu’on a perdu en qualité de jeu, en termes de points pris également… On s’entraîne dur toute la semaine, on se déplace parfois, dans des conditions difficiles, et on perd. On s’entraîne dur une nouvelle semaine et on perd encore, à domicile. C’est vraiment difficile d’encaisser au final…
• Comment expliquez-vous d’avoir perdu ce qui faisait précisément la force de Fréjus en début de saison, à savoir la gnak, le fait de jouer sans se soucier du score, qui vous a longtemps permis de renverser des situations compliquées ?
On baisse les bras trop vite, trop facilement en effet… Il faut plus de stabilité émotionnelle, il faut gérer les caractères, ce sont plein de petites choses qui ont conduit à cela…

• On le sait, ce championnat est encore long… Que peut-on espérer d’ici la mi-mai pour Fréjus ?
L’accession, c’est clair que c’est pratiquement jouer. Après, il faut aller chercher le plus haut possible. Mais il faut faire le job, pour le club, les partenaires, les supporters… Sans oublier que, si ce n’est pas mon cas, d’autres ont également intérêt à faire du mieux possible. Pour leur avenir, leurs carrières personnelles…
Il faudra tenir physiquement aussi…
• Le leitmotiv du capitaine avant Reims ?
Il faut prendre cinq ou six points sur les deux matches à venir. Surtout que l’on propose un volley cohérent, ce qui n’est pas le cas actuellement… »

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(*) Rappelons que Jean-Philippe Sol, 40 ans depuis le 1er janvier, dispute actuellement sa 23e saison chez les professionnels. Après une année au Centre national du volley-ball (2003-2004), sa carrière l’a conduit dans les plus grands clubs nationaux, respectivement à Alès (2004-2006), Montpellier (2006-2009), au Stade Poitevin (2009-2012), à Sète (2012-2013), Narbonne (2013-2014 puis 2017-2019), Nantes-Rezé (2014-2016), Chaumont (2016-2017) et Saint-Nazaire (2021-2023, arrivé en qualité de joker médical) avant de rallier l’est-Var.
Sol a également traversé les championnats allemand (à Francfort en 2019-2020, aux Grizzlys de Giesen, 2021-2022) et israélien à l’Hapoel Mate-Asher Akko, club de la ville de Shomrat, au nord du pays.
On peut ajouter 97 capes internationales (médaillé d’argent à l’Euro 2009 – en éliminant les Russes au passage en demi – avec les Rouzier, Samica, Bazin, Antiga et un certain… Baptiste Geiler). À son palmarès encore deux titres nationaux en Ligue A (avec Poitiers et Narbonne), un 3e en Ligue B avec Saint-Nazaire. “Pej“ a également disputé la finale du Challenge Cup 2017 avec les Centurions. Une région audoise qu’il devrait retrouver au terme de cette saison, dont il a toujours annoncé que ce serait sa dernière !





