
Salle comble à Sainte-Croix (plus de 1000 spectateurs/supporters) pour la der’ des Fréjusiens cette saison dans leur antre
Tout comme cela aura été le cas tout au long de la saison régulière et dans la première partie des playoffs, le GFC Ajaccio n’aura pas failli vendredi soir dans le Var, en venant s’imposer sans coup férir face à son dauphin, 3-0 (à 19, 19, 23).
L’accession ne constituait pas une nécessité vitale pour le club est-varois – « notre but premier était de terminer dans le top 4 à l’issue de la saison régulière, de nous qualifier en playoffs et d’y atteindre a minima les demi-finales. Ce que n’avait jamais fait le club jusqu’alors », rappelle le président Bonnard. À l’opposé, retrouver l’élite deux ans après l’avoir quittée est primordial pour le club insulaire, qui pourrait avoir à affronter des difficultés financières en cas d’échec.


Beaucoup de bonne volonté côte fréjusien (Tobias Kjaer en haut) mais l’ex-Nancéien Patak et les ajacciens étaient un ton au-dessus ce vendredi pour cette finale aller de Ligue B, qui délivrera un billet pour la Marmara Spike League l’an prochain
« Ce n’est pas notre image »
Dans un duel on ne peut plus logique, opposant dans cette finale les deux premiers de la saison régulière, Ajaccio – battu au même stade et au Golden Score par Cannes l’an passé – aura su se montrer beaucoup plus discipliné que son hôte. Faisant montre d’une grosse régularité, avec un libero au taquet (Quentin Grosnon se verra d’ailleurs honoré du titre de MVP de cette manche), et s’appuyant sur son pointu Daniel Martins de Pinho (17 pts) et son attaquant slovaque, Matej Patak (12) pour alimenter la marque.
Moins « patients, en deçà collectivement », les Fréjusiens ont par trop recherché la « solution individuelle », analysait après coup le coach Loïc Geiler. Peut-être plus marqués par l’enjeu du soir – « on a sans doute eu quelques difficultés à se libérer » –, sans compter que de l’autre côté du filet, plusieurs connaissaient, si ce n’est le niveau Ligue A, du moins l’expérience d’une finale.
« Ça reste une défaite, voulait néanmoins relativiser le technicien varois. Ce qui est dommage, c’est qu’elle ne reflète pas notre saison. Les gars voulaient tellement bien faire, ça fait ch… de donner cette image qui ne nous correspond pas. » Même si les 1000 et quelque spectateurs – dont d’anciens Fréjusiens, Théo Conré ou Raphaël Attia, les présidents de la Fédération (Éric Tanguy) et de la Ligue (Jean Azema) – ne seront pas dupes et ne sauront en vouloir aux joueurs est-varois.
Déjà compliquée – « on savait qu’il faudrait aller gagner là-bas quoi qu’il en soit » –, cette fois « il faudra gagner et le match, et le Golden Score derrière en cas ». Loïc Geiler a bien pris note que « si on veut les bouger, il importe de trouver ce petit truc en plus collectivement parlant, tout en gardant nos qualités individuelles ».
Rendez-vous est donc donné vendredi prochain au U Palatinu sur l’Île de Beauté.


Corentin Suc aura disputé son dernier match (à Sainte-Croix) sous les couleurs fréjusiennes. Il mettra un terme à sa carrière vendredi à Ajaccio après huit années avec la tunique fréjusienne…
“Coco“ Suc, la der’ d’un “historique“
Cette finale aller constituait donc le dernier match de la saison dans leur antre pour les Fréjusiens, conclue par une vague d’émotion lorsque le président Alexandre Bonnard s’est avancé au milieu du terrain, micro en main, pour évoquer les arrêts de carrière du passeur Corentin “Coco“ Suc et du réceptionneur-attaquant Jérôme Clère. Une émotion non feinte pour “Coco“ Suc qui a clos là huit saisons d’une magnifique histoire avec le club est-varois, commencée en championnat Élite.
Voilà, avant même la finale retour vendredi prochain, la saison 2024-2025 arrive en son crépuscule et il est temps de commencer à penser à 2025-2026.
Et ça commence dès ce prochain mardi pour le président Alex Bonnard et le trésorier Olivier Conte, appelés à passer devant le “gendarme financier“ de la DNACG.

Assez rare pour être souligné, c’est un libero qui aura été désigné MVP, en l’occurence le libero ajaccien Quenton Brosnon, ici aux côtés du président de la Ligue (Jean Azema à gauche) et de son homologue à la Fédération (Eric Tanguy)



