JULIEN LAPORTE, trois ans déjà…

Dans la nuit du 25 au 26 avril 2021, JULIEN LAPORTE s’éteignait en son domicile, il avait tout juste 38 ans. Julien, on le savait (certes depuis assez peu de temps à cet instant parce que, longtemps, il avait tenu cachée cette maladie), était atteint du “syndrôme de Marfans“, maladie génétique héréditaire (son père en était atteint mais pas sa sœur fort heureusement) qui touche quelque 12.000 personnes en France.
Ce syndrôme de Marfans qui, pour faire rapide, touche l’élasticité des tissus et, selon les organes touchés, peut se révéler particulièrement dangereux, Julien s’en était réellement aperçu dès ses 3-4 ans. À plusieurs reprises, il avait ainsi dû subir des interventions chirurgicales au niveau de l’aorte « consistant à “enrubanner“ la crosse aortique ». Lui à qui le sport était fortement déconseille si ce n’est interdit, y avait mordu à pleines dents (foot, karaté, VTT) et bien sûr volley, discipline dans laquelle il deviendra professionnel.
Ce qui l’avait amené, en fin de carrière… de joueur, avant d’embrasser celle d’entraîneur et de formateur, vers le Fréjus Var Volley (encore, en ce temps, membre du giron amséliste) au début des années 2010.

De ses dernières années de joueurs, avec nombre de visages que l’on reconnaît, dont plusieurs d’entre eux proposent des photos de profil avec Julien sur leurs pages Facebook, avec ses premiers combats “officiels“ pour l’association Marfans : autant de merveilleux souvenirs avec Julien…

Après quelques années dans les pas de son pote Loïc Geiler – rencontré au sport-études de Montpellier – à l’assistanat de l’encadrement de l’équipe phare, Julien se consacrait aux jeunes ses dernières saisons au club. Des jeunes qu’il encadrait à Fréjus, au sein du club, mais emmenait aussi en sélections, départementale et régionale, car il était un vrai cadre technique du volley en PACA, apprécié autant pour ses valeurs humaines et son sourire que ses qualités d’éducateur.

Cette image devait figurer dans cet article hommage, trois ans après la disparition brutale de Julien, celle où on le voit avec deux de ses petits protégés, Nathan Bonnard (à gauche) et Guillaume Respaut. Les deux sont aujourd’hui de jeunes hommes bien dans leur volley et qui ont atteint le haut niveau hexagonal, voire international


Ceux avec qui il travaillait déjà, Pierre Vivier en tête, poursuivent aujourd’hui son travail et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce dernier porte de remarquables fruits depuis quelques années. L’aboutissement d’une œuvre commencée tout en bas et qui porte régulièrement à ce jour le Fréjus Var Volley dans les phases finales de Coupe de France jeunes et, par voie de fait, parmi les meilleurs clubs de l’hexagone en termes de formation. Le meilleur exemple, les M18, parmi les 12 meilleures dernières équipes ces trois ultimes campagnes, la prochaine à venir à Lyon début mai !

Avec Loïc Geiler, des jeunes années montpelliéraines avant de se retrouver en terre fréjusienne, à jouer puis veiller aux destinées de l’équipe fanion…

Nul doute que là-haut, où qu’il se trouve, mais assurément tout près d’un parquet de volley ou d’un terrain de beach, Julien jette son œil bienveillant sur ses/ces ouailles qui touchent aujourd’hui le très haut niveau. Et tous savent, ici-bas, qu’ils doivent une grande partie de ce constat à “JuJu“.

Alors, aujourd’hui, plus que tout autre jour, souvenons-nous de lui, ayons une immense pensée pour lui et les membres de sa famille, personnelle bien sûr mais également celle de l’association de Marfan dont il s’était rapproché en 2017-2018 après sa première intervention chirurgicale à l’aorte pour aider à faire connaître cette maladie méconnue.

Oui, aujourd’hui, que cette journée soit celle de “JuJu“ !!! Salutations monsieur !!!

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