LBM J#8 – de retour à Sainte-Croix avec Martigues ce mardi, LUCAS SOLDNER a « hâte de retrouver Fréjus, les joueurs et les supporters »

Il a éclairé et orchestré le jeu fréjusien trois saisons durant (2021-2024), arrivant alors des Spacer’s de Toulouse après avoir été formé au Centre national (France Avenir). Puis il a rejoint le Martigues Volley-ball où il dispute actuellement sa 2e campagne. Tout juste rentré d’une brillante victoire à Cambrai (3-1), où il a d’ailleurs été élu MVP du match, LUCAS SOLDNER nous a accordé ce dimanche une interview, à quelque 48 heures de retrouver le parquet de Sainte-Croix, y débarquant en leader avec ses partenaires du MVB.

C’est auréolé d’un titre de MVP (son 2e après celui glané contre Nancy) et avec une équipe de Martigues leader de la Ligue B que Lucas Soldner débarque à Fréjus ce mardi 2 décembre pour le compte de la 8e journée de championnat (© VolleyActu)

• Première question Lucas, comment ça va en ce début de saison et après cette 6e victoire samedi en championnat (3-1 à Cambrai) qui vous permet de vous présenter en leaders mardi à Fréjus ?
« On réussit effectivement un très bon début de saison qui marque nos ambitions cette année. Après, la vérité d’une journée ne sera certainement pas celle d’une autre journée ou de la fin de saison. Donc, la 1ère place c’est top, mais on joue match après match, on veut avant tout se faire plaisir et tout donner sur le terrain. Pour l’instant, ça nous réussit bien…

• Puisqu’on en parle justement, que penses-tu à titre personnel de la formule du championnat cette année ?
C’est à la fois bien et pas bien. Bien parce ça nous assure plus de 30 matches, donc ça donne de la visibilité au volley. Mais il va quand même manquer le sel des play-offs à la fin du championnat. C’est dommage, parce que les play-offs sont un autre championnat où des exploits sont possibles…
C’est aussi pour ça que chaque match est important…

• On a effectivement vu que le championnat se révèle finalement très homogène, avec des surprises journée après journée comme cette lourde défaite de Saint-Quentin à domicile devant Illac (0-3 à 21, 19, 26)…
Oui, chaque match est important. Beaucoup d’équipes se valent aujourd’hui dans la Ligue et il faut sans cesse combattre. C’est pour ça que je te dis, aujourd’hui, c’est vrai, nous sommes leaders mais tout peut aller très vite. Illac a par exemple récupéré son attaquant tunisien Ben Rhomdane (meilleur marqueur de siens à 18 points à Saint-Quentin samedi, Ndlr), et monte en puissance. C’est vraiment compliqué, le championnat va être long avec 30 matches, plus de 90 points à aller chercher… Chaque équipe risque de connaître des moments compliqués de temps en temps… À nous d’essayer d’en avoir le moins possible…

• Martigues s’avance avec des ambitions cette saison, tu l’as dit. Fruit d’un nouveau cap avec un nouvel entraîneur (Ricardo Martinez, arrivé d’Avignon) qui a succédé à l’emblématique Christophe Charroux, et un gros recrutement à l’intersaison. Du coup, l’objectif, c’est quoi ?
Il y a eu clairement une évolution, à commencer par le staff technique. Cela étant, je tiens à manifester tout mon respect et dire un grand merci à Christophe Charroux. Il a notamment été là quand j’ai eu mon AVC l’an passé, il a été très présent pour me soutenir et m’aider. Vraiment un grand merci et in profond respect pour lui.
Après, oui, il a souhaité prendre un peu de recul et Ricardo Martinez est arrivé pour prendre sa suite. Et côté recrutement, il y a deux centraux
(Killian Weidner et l’Argentin Gaston Fernandez) vraiment très costauds, très impressionnants au block et dans le groupe en général. André (Pereira, réceptionneur-attaquant portugais) a trouvé sa place dans la rotation, tout comme Mathias Pire. Et puis il y a Mao (Talia, pointu et actuel meilleur marqueur de la LBM, avec 19 points de moyenne et une marque à 33 points dont 7 dans le tie-break lors de la victoire 3-2 face à Royan) ! Lui, c’est la grosse force du collectif !!

• Et surtout, Martigues a ce banc qui lui faisait défaut l’an dernier ?
C’est vrai, on a tiré la langue l’an passé… Là, on a des joueurs qui peuvent sortir et nous offrir des rotations… Kevin François était blessé au coude dernièrement mais il revient bien. Et un jeune comme Thomas Arzac (arrivé dans les valises de l’entraîneur Ricardo Martinez) est important au centre également…

Matthieu Mouezy ayant rejoint Monaco, Martigues a enrôlé l’ancien passeur de Hyères – Pierrefeu – La Londe, Fayçal Dalli pour suppléer Lucas Soldner en cas de besoin (© Facebook Martigues Volley Ball)

• Un manque qui se faisait criant l’an dernier et qui a donc été réparé ?
Oui. Physiquement, c’était dur. Il y a eu moi avec mon AVC, le 2e passeur qui se blesse, Talia aussi… C’était parfois la débrouille avec Manu Ragondet (normalement libero) qui se muait en passeur… On a connu une période délicate mais, pour autant, quand chacun est revenu dans le groupe, on a retrouvé notre niveau et on a bien fini (5e de saison régulière, demi-finaliste battu par le futur champion ajaccien).
Cette année, c’est complètement différent. En plus, pour beaucoup (Kiki Weidner, Mathis Pire, Kevin François…), on se connaît depuis longtemps, on s’affrontait ou on jouait ensemble en Coupe de France jeunes, en championnat avec le Pôle France, etc. En fait, on est un vrai groupe de potes, avec une excellente ambiance entre nous, et ça matche bien…

• Tu as évoqué ton AVC qui avait choqué le monde du volley l’an passé. Peux-tu revenir un peu sur cet évènement ?
J’ai fait cet AVC (accident vasculaire cérébral, Ndlr) à l’échauffement, sur le dernier match de la phase aller, à Ajaccio. Pour faire simple, il résultait d’une malformation au niveau du cerveau. Ma chance est d’avoir été très rapidement pris en charge par l’entraîneur d’Ajaccio, Frédéric Ferrandez, qui est pompier-volontaire, puis par les médecines du club déjà, en 7 minutes. Puis j’ai été transféré à La Timone à Marseille pour y être opéré deux jours après. La zone du cerveau touchée est celle qui gère la parole et le bras au droit. Il y a eu une longue phase de rééducation (à base d’orthophonie entre autres) au Centre de réadaptation de Mulhouse (il est natif de Kingersheim, à quelques kilomètres de la ville alsacienne, où sa sœur Léa joue comme libero en Saforelle Power 6 avec le Volley Mulhouse Alsace).
Ç’a été un moment vraiment compliqué où tu remets tout en question, à commencer par ta vie déjà, puis le volley ensuite. Après, je suis revenu assez vite puisque j’ai même pu disputer les play-offs. Je m’en tire très bien, et les récentes examens m’ont confirmé que je pouvais vivre une vie normale… C’est l’essentiel…
Mais encore une fois, merci aux médecins d’Ajaccio, tous ceux qui m’ont soutenu dans ce moment, du corps médical au club, Christophe Charroux, le président, mes coéquipiers…

Martigues, son passeur et son expérimenté libero, Emmanuel Ragondet, pointent en tête de la Ligue avec six victoires en sept matches !

• Martigues est donc leader (6 succès pour un revers, 0-3 à Saint-Quentin) au moment de venir chez son dauphin fréjusien (5 victoires, une défaite). Avec un match en plus et un joli parcours en Coupe de France qui plus est. Le physique tient pour l’instant ?
Comme pour tout le monde je pense, on commence à être fatigués. Après, on a un week-end de repos après Fréjus (le MVB est exempt de la 9e journée), il va falloir récupérer avant une fin d’année intense avec des déplacements à Rennes (J10, 12/12) et Reims (J12, 30/12) entrecoupés de la réception d’Illac (J11, 19/12). Sans oublier la Coupe de France et la venue de Nice le 16.

• L’aventure en Coupe est belle ?
C’est sûr, c’est une belle satisfaction. On voulait se qualifier (contre Royan, 3-1, en 8es) pour tomber une Ligue A. Ce sera le cas avec Nice. C’est un bel exercice et toujours une formidable expérience d’affronter un club de l’élite. Comme ç’avait été le cas avec Fréjus contre Poitiers il y a quelques années…

• Fréjus, tu y reviens donc ce prochain mardi avec Martigues. Et de l’ambition on imagine ?
Déjà, on va récupérer, s’entraîner demain (lire ce lundi) et jouer notre jeu. On verra ce qui se passera. Après, j’ai hâte de rejouer à Sainte-Croix, il me tarde de revoir le mecs, de retrouver les supporters… À mardi ! »   

Comme il le dit lui-même, Lucas Soldner est impatient de rejouer sur le parquet est-varois et de retrouver beaucoup de personnes qui lui ont laissé un grand souvenir

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