À nouveau sévèrement battu par Saint-Quentin (0-3), Fréjus quitte la Coupe de France la tête basse

Bis repetita, serait-on presque tenté de dire pour évoquer la seconde lourde défaite en 48 heures (0-3 : 15-25, 23-15, 18-25) concédée sur leur parquet par les Fréjusiens à leurs homologues saint-quentinois. Après le championnat samedi, c’est donc sur le même score que le club varois dit au-revoir à la Coupe de France pour cette saison.
Invaincu il y a dix jours encore avec quatre succès parfaits (à 3-0) en autant de rencontres de championnat, nonobstant une qualification en Coupe de France au passage (3-2 en terre cambrésienne), Fréjus est retombé de « son petit nuage », comme le notait le capitaine Jean-Philippe Sol, autant voici deux jours que ce lundi soir encore.

Il semblait presque désolé Dario Dukic, le coach saint-quentinois. Surtout, il ne s’attendait pas à une si faible opposition sur ces deux confrontations (normalement) au sommet (photos © Ewa Gros Photography)

DARIO DUKIC NE S’Y ATTENDAIT PAS…

À l’opposé, Dario Dukic, le coach picard, ne s’attendait pas à disputer « deux matches finalement faciles. Je n’aurais pas imaginé ça. Alors sans doute l’absence de leur libero leur est-elle préjudiciable mais, sincèrement, je connais Loïc, c’est un copain, je sais comment il travaille. Mais là, on s’est montrés très performants et ils n’ont jamais trouvé de parade. On craignait ce (double) déplacement et, finalement, on s’en tire bien ».

Surtout, le SQVB a posé des jalons, prouvé que son roster se posait bien dorénavant comme LE favori pour l’accession. Avec de la réserve sur le banc autour de l’ancien international Nicolas Maréchal (191 sélections, champion d’Europe 2015 et vainqueur de la Ligue des nations – aujourd’hui VNL – la même année), et surtout des solutions de rechange en cas de méforme d’un Faganas par exemple, avec le jeune Ino Dukic, formé à la pointe, utilisé comme tel en sélection U19 (championne du monde l’été dernier, faut-il le rappeler), mis sur l’aile par son père mais capable de revenir à ses premières amours…

L’absence prolongée de Malco Ghio va obliger Raphaël Attié à conserver quelques matches encore la tunique de libero. Et les récep’-attaquants à s’adapter et peaufiner leurs automatismes avec l’ex-Martégal

DE ALMEIDA “ON FIRE“

Alors, tous, sortis sonnés d’un duel à sens unique samedi, attendaient pour le moins une réaction locale. Les joueurs, le staff et les spectateurs unis dans cet espoir. Las, dès le coup d’envoi avec deux six titulaires habituels, les deux formations affichaient le même visage. Déterminé et hyper confiant côté picard, fébrile et sans agressivité et énergie côté varois.
Le Brésilien Matheus de Almeida, pour son 2e séjour dans ce championnat de Ligue B après une saison du côté de Mende (2023-2024), prenait le relais d’un Julien Faganas (pointu) encore en bleu de chauffe et d’un Ino Dukic (complet) moins en vue que 48 heures auparavant, mais qui n’en sera pas moins élu MVP de la rencontre.

UNE ÉQUIPE EN CONFIANCE,
UNE AUTRE QUI DOUTE

Toujours en grandes difficultés en service-récep’, Da Silva et les siens multipliaient les mauvais choix, offrant de nouveaux caviars à Coulet pour placer ses flèches offensives sur orbite. Moins tranchants, les Varois regardaient la marque évoluer immanquablement en leur défaveur (4-6, 5-11, 8-15, 11-18).

La force de frappe picarde et les difficultés défensives varoises, autant illustrées (en haut) par une attaque aux 3m du Hongrois Péter Boldizsar que par cette parade désespérée de Théo Conré

UN VRAI COPIER… COULET

Et quand s’enchaînent trois attaques trop longues, un service idem ou encore deux erreurs flagrantes de défense, le money-time file vite en direction du SQVB (11-19, 14-25).
Conré essayait de tirer son épingle du jeu, Da Silva courait dans tous les sens pour rattraper les mauvaises réceptions – « on ne savait même plus où il était, difficile d’être performant pour lui et de nous retrouver à attendre la balle dans les meilleures dispositions pour nous » (“Pej“ Sol) –, mais la différence était encore trop notable pour espérer, comme le disait notre ami Ribery, que la “routourne“… eh bien elle tourne !

Et si la roue tournera effectivement, ce fut inexorablement en faveur du SQVB, quand bien même la résistance locale se montrait plus efficace dans la manche #2. Malgré un premier ace varois signé Conré pour revenir à 16-18 ou un ultime retour sur une attaque au centre de Sol à 23-24, Saint-Quentin faisait le break. Le break, terme bien employé tant on voyait venir gros comme une maison le score d’un set de tennis à 6-0 (sur les deux matches pour ce qui nous concerne). D’autant que le 7-1 tout droit descendu des Hauts-de-France en entame de 3e manche glaçait un peu plus encore les corps et les cœur varois.
Bref, un vrai copier-coller toujours orchestré de main de maître par un Eliot Coulet, parfois livreur contorsionniste, de véritables caviars pour ses attaquants. L’ancien pensionnaire de Ligue A qui, à notre sens, aurait fait un parfait MVP  !

Romain Brégent aura tout fait pour sortir personnellement du lot et ses partenaires de l’ornière, rien n’y aura fait…

BRÉGENT ET SENTENAC SORTENT DU LOT

À l’image de ce point plein de finesse, d’intelligence et d’expérience, avec un ballon glissé au-dessus du contre adverse pour aller mourir tout près de la ligne dans la zone des 3 m, Saint-Quentin continuait de dérouler !

Au rayon des (rares) satisfactions, Romain Brégent, qui aura essayé (et plutôt réussi) d’« aider et d’apporter au mieux », présent au block et en attaque (11 points dont deux aces de rang). Ou encore l’entrée en jeu d’Arthur Sentenac en lieu et place d’un pointu (Jaylen) une nouvelle fois bien trop transparent. Malgré la « frustration d’une défaite », le p’tit jeune s’avouait « content d’être entré en jeu, surtout d’avoir eu un peu de temps de jeu et d’avoir pu apporter quelque chose ».
À tel point encore que, face aux absences de longue date programmées (Ghio et Ebagne), et bien que normalement non prévu sur les matches à l’extérieur, le capitaine de l’équipe de France U17 sera bien des voyages en Bretagne (29/11) et en Charente-Maritime (6/12).

En l’espace de quelques jours, un ouragan nommé Saint-Quentin est venu balayer beaucoup d’illusions. En fin de semaine, le Fréjus Var Volley est attendu au coin du bois en Bretagne. Onjectif, se remettre la tête à l’endroit en allant défier le promu, le Rennes Étudiants Club, actuel 9e du championnat avec deux victoires (3-2 contre Nancy, 3-0 à France Avenir).
Mais de cela, on s’en fout : à Rennes samedi, c’est surtout et essentiellement un état d’esprit irréprochable qu’il faudra démontrer, une réaction qu’il faudra amorcer, une victoire qu’il faudra ramener !!!

Ce sont là quelque 300 sélections en équipe de France qui vous regardent, avec messieurs Jean-Philippe Sol et Nicolas Maréchal, capitaines de leurs formations respectives

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