LBM J#5 – retour #2 Cambrai : QUATRE À LA SUITE !

QUATRE À LA SUITE !!!

Comme n’aurait pas manqué de s’exclamer un certain Julien Lepers, du temps où il animait son émission fétiche “Questions pour un champion“ ! Le Fréjus Var Volley plane actuellement sur la Ligue B, avec quatre succès acquis sur la plus grande des marges, 3 sets à rien à chaque fois.

Et à propos de champion – potentiellement et plus exactement de futur champion de la Ligue –, Fréjus se pose en sérieux candidat ! Ce n’est pas Théo Conré, revenu en terre fréjusienne à l’intersaison, qui dira le contraire, lui qui avouait après le match samedi soir ne pas « s’attendre à un tel début de saison. Même avec Ajaccio, lorsqu’on avait construit une équipe pour jouer la montée en l’annonçant ouvertement, nous n’avions pas un tel groupe. Gagner quatre fois 3-0, c’est exceptionnel. En tout cas, c’est très enrichissant pour la suite ».

Il va fêter ses 40 ans le 1er janvier, a annoncé sa fin de carrière à l’issue de la saison. Pourtant, le capitaine fréjusien “Pej“ Jean-Philippe Sol est loin d’être rouillé (Photos © Ewa Gros Photography)

UN GROUPE TRÈS FORT MENTALEMENT !

Pour le capitaine “Pej“ Jean-Philippe Sol, « le bilan est largement positif pour l’instant. À chaque fois, on fait le plein de points, comptablement, on avance, c’est bien »… Avant d’ajouter, rapport au fait que les Fréjusiens soient souvent menés dans de nombreuses manches avant de revenir et finir par s’imposer, « mentalement, on ne doute pas. Maintenant, c’est vrai, il faut faire attention. Mais en tout cas, on engrange un max’ de confiance ».

Cédric Da Silva, passeur de son état, insiste quant à lui, toujours pour expliquer ce même phénomène, sur le caractère de stabilité : « Tout comme un championnat, qui est un vrai marathon (plus encore cette saison Ndlr), un match est un mini-marathon. On garde un niveau stable tout au long des sets, et cette régularité nous permet de grappiller petit à petit, de gérer notre retard et de recoller au score. » Ne se faisant pas davantage de doute sur le fait qu’à un moment, « ce sera plus difficile. On verra alors comment on gère »… 

Théo Conré est ce qu’on appelle un joueur complet. Efficace en défense et réception, présent sur les postes 4 et 6. Il était parti espoir plein de promesses à Ajaccio voici trois ans, il est revenu cette saison en grand frère protecteur des jeunes pousses fréjusiennes !

DA SILVA ET CONRÉ ENCADRENT LES JEUNES

L’ancien joueur d’Illac a en parallèle profité d’une « palette au service » qui lui permet de gérer différemment ses mises en jeu à partir de l’instant où son service smashé, donc plus risqué, lui fait un peu défaut. « Avec Théo (Conré), et aussi Malo (Foncarnier), on est censés avoir les services les plus forts. Même si on a parfois du mal à scorer, on fait différent. »
Sachant qu’on a toujours « quelqu’un qui est capable de sortir du lot et suppléer ceux qui sont moins bien à un moment. À l’image de notre pointu, Jaylen Jasper, qui nous sort une série au dernier set qui fait la différence ».

CONRÉ ET FONCARNIER
BIEN PRÉSENTS EN RÉCEP’

Ces deux joueurs d’ailleurs, particulièrement visés par les serveurs adverses (23 réceptions pour l’ex-Montpelliérain, et 17 pour le jeune sorti du CFC cannois), au point de réduire le libero Malco Ghio à 6 interventions dans le domaine. « Après, peut-être cela signifie-t-il aussi qu’il commence à se faire un nom, explique Théo Conré. À titre personnel, j’ai tendance à toujours voir ce que j’ai mal fait. Et oui, il y a eu quelques erreurs », mais le Tourangeau d’origine, qui avait explosé à Fréjus voici quatre saisons, est revenu avec un nouveau rôle, « avec Cédric, on est un peu les grands frères en défense, à aider les jeunes et soulager les centraux. La différence c’est qu’aujourd’hui, je ne suis pas le joueur qui va marquer le plus de points ».

Malo Foncarnier et Malco Ghio savent qu’ils auront beaucoup de travail samedi prochain face à une équipe de Saint-Quentin annoncée comme présentant de gros serveurs

Malo Foncarnier et ses 13 points (dont certains magnifiques après des séquences de jeu assez formidables) est lui aussi totalement satisfait de ce début de campagne. « C’est une victoire collective, à l’image de Jaylen qui monte en régime. On est un groupe avec assez peu d’expérience au final, mais on gagne à l’expérience. C’est ça qui est fort. »
Et la confiance aidant, elle gagne tout autant les spectateurs que le staff. Alexandre Bonnard : « on n’a pas de peurs, pas de craintes. C’est super sécurisant. »
Il et vrai que cela n’a pas toujours été le cas par le passé.

FONCARNIER SALUE L’APPORT DU PUBLIC

Pour autant, si Fréjus a pour l’heure fait taire les ambitions nancéienne, rémoise et cambrésienne, à deux reprises pour l’équipe de Martin Demar, lui reste maintenant à étendre cette domination sur Saint-Quentin, en championnat ce prochain samedi (J6), en Coupe de France 48 heures plus tard pour une qualification en quarts de finale de l’épreuve. Si le club varois avance un peu “caché“, préférant le « step by step, le fait de se concentrer sur notre jeu », le SQVB n’a pas fait mystère de ses intentions et de son envie de retrouver une élite (la Marmara SpikeLigue) déjà fréquentée à quatre saisons (19 campagnes de Ligue B et trois titres et une finale en 2022 face à Saint-Nazaire), sans oublier une Coupe de France fédérale (2013).

Ça date un peu, certes, mais ce duel pour le leadership de LBM, mais il n’empêche que ce sera très difficile. Alors, Fréjus compte sur son public et ses supporters qui « nous aident beaucoup, sont là pour nous pousser vers l’avant », confesse Malo Foncarnier…

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Fréjus Var Volley

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