
C’est encore avec une certaine frustration née du revers en cinq manches face à Saint-Quentin samedi (a fortiori après avoir mené 2-1 et vu s’échapper trois balles de match au total) que le Fréjus Var Volley a repris le chemin des Hauts-de-France et du Pas-de-Calais dès ce jeudi. Au programme, la 3e journée de la Volstar Masculine 2 ce vendredi 23 (en match avancé) du côté du promu Harnes VB.
Il aura fallu attendre 5 mois pour retrouver le championnat de France de volley, et trois journées se seront finalement jouées en une petite semaine. Un rythme bizarre certes, mais imposé par la Fédération internationale (le calendrier international 2026-2027 impose que l’ensemble des compétitions nationales se tienne entre le 16/10/2026 pour se conclure au plus tard le 16/05/2027.
Fréjus enchaîne donc son 3e match en six jours – avec de surcroit deux déplacements de quelque 2000 km aller-retour –, puis aura une semaine complète avant la double réception de Chalon (J4 championnat le 31) et Nice (en semaine, mardi 3 novembre en Coupe de France) et, enfin, conclure cette première phase, une nouvelle fois à Reims (900 km).

QUELQUE 4000 KM EN 6 JOURS…
Sans oublier le fait que les volleyeurs ne sont pas nantis comme d’autres sports professionnels en termes de déplacement. Pour peu que des aléas (genre un vol annulé et reporté sur une autre compagnie depuis le retour de Cambrai dimanche dernier et une arrivée à Fréjus à 1h du matin lundi), on convient que les organismes soient sollicités.
Pour autant, les Fréjusiens sont des sportifs professionnels, prêts et conscients face à ce genre de programme. Ils disputeront donc dans ce cadre leur 3e match de championnat ce vendredi dans l’antre du promu harnésien.
Plus précisément à la salle des sports régionale Maréchal, ainsi dénommée en 2015 en hommage à une famille qui compte dans le petit monde du volley local, de Marc Maréchal, champion de France N1 avec Harnes, à la descendance, Jennifer, Émilie et le… cadet Nicolas. Un international français (près de 200 capes, et le double titre en 2015, Ligue des Nations puis Euro) qui a décidé, à bientôt 40 ans (en mars prochain) de jouer la 22e et dernière saison de sa riche carrière dans son club formateur.

NICOLAS MARÉCHAL DE RETOUR “À LA MAISON“
Pour autant, celui qui dispose également de la nationalité polonaise (de par ses grands-parents) ne s’attendait sûrement pas à un tel début de saison. Car si Harnes a défrayé la chronique en cette entame de compétition, c’est par le double forfait qui a sanctionné ses deux premiers matches, devant Nancy et à Martigues.
Touché par “l’affaire des IPQ“, le Harnes VC s’est ainsi retrouvé dans l’impossibilité de répondre à l’article 2124.1 du règlement sportif de la LNV, imposant de présenter six joueurs professionnels sur la feuille de match. D’où ce double forfait (soit défaite 0-3, à trois fois 0-25), une pénalité de 6 points au classement et peut-être une sanction pécuniaire à la clé.
Bref, un vrai cauchemar pour une équipe qui n’avait d’autre ambition que le maintien, lequel apparaît d’ores et déjà compromis puisqu’une relégation (le 12e, ou le 11e si France Avenir termine dernier) sanctionnera cette présente campagne au contraire de la saison précédente. En l’état actuel des choses, Harnes devrait donc laisser un point derrière l’un de ses adversaires (hors France Avenir), puisque le retrait de points est le premier élément regardé en cas d’égalité de deux clubs au classement final.
QUELLE SERA L’ATTITUDE DES HARNÉSIENS ?
Il est donc difficile de savoir dans quel état d’esprit les Harnésiens aborderont cette première rencontre, ni surtout s’ils ont digéré ce coup du sort. D’autant que le club nordiste n’est assurément pas parmi les plus aisés, financièrement parlant, du championnat.
Le HVB demeure l’une des places fortes du volley dans le nord de la France – trois passages en Ligue B (2005-2007, 2008-2010, 2011-2015), mais surtout un fidèle pensionnaire du championnat Élite (avec 7 titres de champion de France à ce niveau). Et si le club du président Arnaud Becqueriaux a finalement accepté la montée en fin de saison dernière, il avait auparavant refusé celles que lui valaient alors les titres de 2021 et de 2022.

UN EFFECTIF TROP TENDRE POUR LA LIGUE B ?
Pour ce retour dans l’antichambre de l’élite hexagonale, Harnes a conservé l’ossature de l’équipe ayant lutté toute la saison passée avec Maizières-lès-Metz pour arracher la 1ère place d’Élite. Se renforçant avec, outre Nicolas Maréchal (*), les arrivées du central argentin Facundo Hernandez (1ère expérience hors de son pays), et des joueurs issus de clubs d’Élite (Thomas Lapierre, réceptionneur-attaquant, arrive de Saint-Pierre Calais et il était pensionnaire du CNVB l’an passé, le central Louis de Jésus, en provenance de Boulogne-Billancourt), voire de Nationale 2, à l’instar du libero Altan Demiryurek (ex-Beauvais).
C’est donc sans aucune réelle info sur leur adversaire que Loïc Geiler et son adjoint Dusan Pribanovic abordent cette rencontre, mais l’essentiel est aussi pour eux de remettre les têtes fréjusiennes à l’endroit.
Pour ce second déplacement dans les Hauts-de-France, les Azuréens se doivent d’éviter le piège qui ne manquera pas de leur être tendu, pour reprendre leur marche an avant.





