Chaque fin de saison est logiquement marquée par des mouvements au sein d’un effectif professionnel. Ces départs/arrivées concernent parfois aussi des membres du staff, de ceux auxquels on ne pense pas de prime abord, mais qui n’en ont pas moins un rôle prépondérant dans le fonctionnement du club.
Il en est ainsi de Mattia Minelli, statisticien hors pair mais pas que, puisque le jeune Italien était également l’adjoint de Loïc Geiler sur les entrainements du roster fréjusien.
Aujourd’hui, quatre ans après son arrivée, c’est la fin de l’aventure avec le club de la cité romaine, et Mattia Minelli rejoint un autre club, lui aussi fortement lié à la romanité, puisqu’il s’agit des Centurions de Narbonne, une autre équipe du pourtour méditerranéen qui propose du volley de haut niveau, que ce soit en MSL (Nice, Cannes, Sète, Montpellier, Narbonne) ou en Ligue B (Martigues, Fréjus).

NARBONNE, DEUX ANNÉES DIFFICILES
Surtout, comme beaucoup d’entités dans le volley-ball professionnel, le club audois a connu quelques années difficiles. Autant par exemple la saison 2021-2022 aura été magnifique sur le parquet avec un titre européen (CEV Cup 2022), mais très délicate en coulisses. Narbonne sera ainsi rétrogradé dans un premier temps pour raisons financières à la fin de cette même fin de saison 2022 puis à nouveau, et pour les mêmes raisons, une année plus tard.
Arrivé en 2023, le nouveau président Bastien Anglade a assaini les finances et renaît à l’ambition après trois saisons mitigées (12e et descente évitée de justesse en 2024, laissée à Illac, 11e les deux campagnes suivantes). C’est donc dans un club ambitieux (qui visera a minima les play-offs) que va débarquer Mattia Minelli.


D’ABORD AVEC TUBERTINI,
FINALEMENT AVEC DUFLOS
Le technicien transalpin nous avait annoncé ce transfert vers les Centurions lors du dernier match de la (désormais) saison passée face à Chalon. « Normalement, oui, je vais signer à Narbonne. » Celui qui a passé cette année son équivalence – au regard de ses diplômes italiens – pour entraîner jusqu’en MSL en qualité d’adjoint, était alors quelque peu en expectative. À l’époque en effet bruissait en effet la rumeur que l’entraîneur narbonnais en place, Lorenzo Tubertini, était en contact avec Modène, l’un des grands clubs mythiques du championnat transalpin, qui a notamment dominé le volley européen dans les années 1990. De quoi inquiéter quelque peu le natif de Pesaro. D’autant qu’un mois plus tard, la rumeur était confirmée et Tubertini appelé à prendre les commandes du club de la cité d’Émilie-Romagne. Les Centurions n’ont pas tardé à réagir, débauchant Patrick Duflos des Spacer’s Toulouse où il lui restait une année de contrat.
Toujours est-il qu’ainsi que le montre l’infographie ci-dessous, Mattia Minelli fait bel et bien partie du futur effectif audois. Mais c’est avec le cœur un peu lourd que le jeune Italien de 32 ans a quitté Fréjus et l’est-Var. « C’était mon premier club à l’étranger, la première fois que je quittais l’Italie. Je suis resté quatre ans ici et j’ai beaucoup appris. Une partie de moi restera toujours à Fréjus mais c’est la vie. À un moment, il faut aller voir ailleurs. Mais je remercie vraiment Fréjus, le club et Loïc Geiler. »

Lancé dans le grand bain de l’entraînement et de la préparation à l’intersaison 2022, avec un autre petit nouveau à l’époque, le préparateur physique Thomas Guillaumond – Loic Geiler était alors avec la sélection nationale tricolore pour les Mondiaux du côté de la Slovénie et de la Pologne –, Mattia Minelli a donc gagné ses galons d’entraîneur, à même d’épauler Laurent Cauet aux commandes du CFC (Centre de formation). Un Malo Foncarnier aura peut-être le réflexe de venir chercher une info auprès de Mattia au moment de servir… Mais l’Italien ne sera plus là, et il faudra faire sans ses précieux conseils.
BUENA FORTUNA MATTIA. ARRIVEDERCI !




