Après une journée sans jouer (exempt), le Fréjus Var Volley retrouve le chemin du championnat en cette fin de semaine par un déplacement à Royan. C’est donc par une visite au nouveau leader de la ligue que débute la dernière ligne droite de ce championnat de longue haleine, pour une confrontation entre les deux derniers tombeurs de Martégaux que l’on voyait tout droit se diriger vers une accession en MLS (Marmara SpikeLigue).
Un déplacement que l’on va évoquer avec un ancien Fréjusien – même s’il n’y a effectué qu’une saison (2019-2020) –, membre du roster des Pirates depuis deux saisons.
Voici deux mois, lors du match retour à Sainte-Croix (victoire atlantique en 5 manches après avoir été mené 2-0 et avant, surtout, que Théo Conré ne se blesse), Julien Bernard n’était pas entré en jeu. Information prise, il nous avait avoué être en délicatesse « avec (m)son dos ». Une « hernie discale » en fait, qui l’a tenu éloigné des terrains un mois et demi et de 7 feuilles de matche. Julien a effectué son retour contre Rennes il y a quinze jours et s’il n’a pas joué en terre martégale la semaine passée, « tout va beaucoup mieux, je vais bien et le groupe va bien ».


ROYAN vs MARTIGUES :
À QUI LE MEILLEUR CALENDRIER ?
Il est vrai que tous les signaux sont au vert du côté de la formation maricharentaise, après son impressionnant succès dans l’antre de l’ancien leader, surtout au regard du score (3-0 à 20,15, 16). « On savait que ce serait un rendez-vous compliqué, mais on a su faire ce qu’il fallait, prendre ce match par le bon bout. Quand on joue ainsi, à développer notre volley, il n’y a pas beaucoup d’équipes qui peuvent rivaliser. »
Quand bien même les partenaires de Lucas Soldner semblent subir un vrai coup de mou – comme l’avait déjà fait supposer leur précédent revers à Fréjus, là encore en trois manches sèches –, la performance des Pirates a interpellé et impressionné. Et peut-être scellé d’une certaine manière cette fin de championnat. « Au moins, en allant gagner là-bas, on a repris le leadership et on a notre destin entre nos mains. »
Pour aller chercher l’accession donc ? « Ce n’est pas un objectif utopique. Cela fait plusieurs années que Royan ambitionne d’accéder au plus haut niveau. Et cette saison bien évidemment encore plus qu’avant au regard de notre situation. »
Même un calendrier un tantinet plus compliqué côté Royan – trois matches à domicile contre Fréjus, Saint-Quentin et Nancy, contre quatre pour les Avatiques (Chalon, Reims, Illac et France Avenir, avec deux confrontations face aux deux derniers pour conclure la saison) – n’altère l’enthousiasme royanais. « On est devant encore une fois, à nous de gagner nos matches et on restera devant. »


L’ESPACE CORDOUANT,
INCONDITIONNEL SOUTIEN DES PIRATES
Soutenu par une salle incandescente – l’Espace Cordouant propose une capacité d’un millier de spectateurs aménageable (ils étaient ainsi 1087 lors du dernier match contre Rennes ) –, le RAVB entend surfer sur sa dynamique. « On est à un moment où on sent que c’est possible (la montée en Ligue A, Ndlr), on sait qu’on est capables. Il n’y a pas davantage de pression par rapport à cela. On veut conserver notre état d’esprit et continuer de gagner. »
Même si le rendez-vous face à Fréjus ne s’annonce pas des plus faciles… Malo Foncarnier – qui se souviendra d’avoir réalisé deux de ses meilleures marques contre les Pirates (21 points à l’aller, mais surtout 25 au retour en janvier) – et les siens restent sur quatre victoires d’affilée, ce qui ne leur était plus arrivé depuis l’entame de saison. Autre point commun avec cette période, les Varois semblent avoir retrouvé (c’était un fait en tout cas devant Martigues) cet allant, cet état d’esprit et cette volonté de ne pas baisser les bras après des points ratés ou compliqués. Bien au contraire, ils switchent immédiatement et repartent au combat en se basant sur leurs armes.
Notamment le service, avec deux des quatre meilleurs marqueurs d’aces du championnat (Da Silva 1er avec 35 réalisations et Conré 4e à 31 services gagnants côté Fréjus, Lallemand à 35 également et Cheikh Diop, 27, pour les Pirates). Le pointu de 25 ans, arrivé de Chaumont à l’intersaison, est l’un des joueurs les plus complets du championnat (4e marqueur, à 16,4 pts de moyenne) et illustre avec son partenaire belge, Martin Lallemand (5e marqueur, 15 pts) la force de frappe royanaise !

FRÉJUS A LES CAPACITÉS DE PASSER
Surtout, Fréjus n’avait pas été ridicule au match aller, certes perdu 1-3, mais en ayant enlevé le set inaugural (à 21), sauvant trois balles de set dans le 2e (néanmoins perdu 22-25) et encore deux dans le 4e (cédé à 23). La 4e manches avait également été disputée avec une dernière égalité à 20, avant que les Azuréens ne baissent les bras (20-25). Le tout servi avec les 21 points de Foncarnier et surtout les 5 blocks (!) de Cédric Da Silva ! « On méritait mieux, on aurait pu prendre un ou deux sets de plus », avait d’ailleurs évoqué Loïc Geiler après coup.
Et encore au match retour en janvier, lorsque Fréjus menait 25-21, 25-22 avant que la cheville de Thé Conré ne lâche et ne change à coup sûr le cours du match…
Enfin, même s’il l’avait avant tout annoncé en souriant, Loïc Geiler entend bien, après avoir battu Martigues, continuer de jouer « un rôle d’arbitres dans la lutte pour la montée ».
Une nouvelle fois, beaucoup de perspectives se font jour avant cette confrontation… quand bien même la logique penche bien évidemment du côté du RAVB.






