LBM J#12 – Fréjus vient à bout du Grand Nancy (3-1) : celle-là, ils ne l’ont pas volée !!!

Cette victoire fréjusienne, trois sets à un, restera comme une superbe manière de clôturer l’année 2025 ! Non qu’elle fut acquise au terme d’un match exceptionnel, mais pas “dégueu“ tout de même, mais surtout elle aura été accompagnée d’une vraie dramaturgie dans la 4e manche…

Cette soirée de volley, la dernière de l’année civile, aura été celle des surprises !!!
La première, sympa, avec une belle petite affluence dans les travées de Sainte-Croix (environ 550 spectateurs), alors que beaucoup pensaient que ce boxing day, voulu par la Ligue nationale et placé une veille de réveillon de la Saint-Sylvestre, se révélerait être un flop au final.

La deuxième, moins bonne – quoi que relativement attendue –, consistait en l’absence du pointu US, Jaylen Jasper, malade depuis deux jours, pour un forfait venant s’ajouter à celui du capitaine Jean-Philippe Sol (bursite à la hanche).

Cédric Da Silva et Romain Brégent ont accompli une vraie performance en venant à bout des Nancéiens malgré des absences de marque, mais le collectif fréjusien a su travailler et se battre jusqu’au bout (Photos Archives © Ewa Gros Photography)

JASPER ET SOL FORFAIT

Loïc Geiler et ses joueurs ne s’avançaient donc pas dans les meilleures dispositions, qui plus est face à un adversaire en forme, à tout le moins avant la trêve puisque restant sur quatre victoires de rang. Et les Lorrains ne venaient pas dans le sud (avec un déplacement pour le moins contraignant : Nancy  – Luxembourg par la route, puis avion vers Nice et (re)route pouyr rallier la cité romaine) sans ambitions, notamment celle de poursuivre sur cette dynamique de victoires, synonyme de remontée au classement.

Les Varois s’alignaient ainsi dans une configuration inédite avec Théo Conré à la pointe – « j’ai commencé à ce poste mais c’était il y a des années. En arrivant au CFC à Tours, ils m’ont repositionné en poste 4. Et ce n’est pas simple de switcher d’un poste à l’autre, c’est hyper différent, je suis beaucoup plus servi, j’attaque en 1, même en défense… ce n’est pas facile de s’adapter ».

L’ancien Ajaccien et ses partenaires prenaient pourtant la maîtrise du jeu, dans le sillage de son ailier Malo Fancarnier, auteur de six points consécutifs pour ses couleurs (5-5 à 12-9), seulement interrompu à 8-6 par un “service filet“ de Tsmokalo, l’Ukrainien semblant se préserver pour les sets suivants (6, 6 et 5 points dans les trois dernières manches). Même si Petrov alimentait un temps encore la marque – souffrant au niveau des cervicales, il ne réapparaîtra plus après le set inaugural –, les Varois maintenaient leurs hôtes à distance (14-11, 19-16, 21-17) pour aller chercher cette manche sur un ace d’Arthur Sentenac à 25-20.

Non sans une ultime frayeur lorsque, à 23-19, Théo Conré se retournait l’auriculaire de la main droite sur un ballon smashé de Valefuaniu.

Théo Conré (en haut) et Malo Foncarnier ont apporté leur écôt (et quelle contribution) au succès des Varois pour conclure de la plus belle des manières l’année 2025…

PREMIER BLOCK FRÉJUSIEN À 14-11, 2e SET

Toujours emmenés par le duo Foncarnier – Conré (de 5-8 à 10-8, 7 points chacun), remarquablement servis par Da Silva, Fréjus, et malgré un block défensif moins en évidence qu’à l’accoutumée (l’absence de Sol essentiellement), ne signant son premier contre gagnant (Brégent) qu’à 14-11, les Azuréens maintenaient un court break (20-17) avant d’être rejoints et même dépassés (21-22). Un ace de Cédric Da Silva donnait une balle de set à 24-22, et Fabrowki, en servant trop long, donnait la 2e manche aux Varois (23-25).

Il était néanmoins évident que Nancy n’allait pas céder aussi facilement. « Mécontent de notre début de match, avec de nombreuses petites bêtises », le libero, ancien Fréjusien, Hugo Lecat se réjouissait en effet du réveil des siens, « content de notre réaction » dans la 3e manche.
Quelque peu émoussés par l’énergie déployée jusque-là, les Varois cédaient (6-6 puis 8-20) alors que Loïc Geiler faisait reposer ses cadres en lançant la jeunesse sur le terrain, Célestin Bergeron, Nathan Steffen (21 ans tous les deux) et Arthur Sentenac (17 ans).   

L’écart réduit au tableau d’affichage (12-25 et 1-2), Fréjus répondait aux coups de boutoir de Steele et Tsmokalo, recollant (11-14 à 14-15, 15-18 à 17-18).

LE CORPS ARBITRAL “VOLE“
UN POINT À FRÉJUS…

Fréjus aurait même dû se retrouver à égalité si le corps arbitral n’avait inventé une “corse“ (défense acrobatique où le joueur plonge pour placer le dos de sa main sous le ballon avant que celui-ci ne touche le sol), alors que les quelque 550 spectateurs, 12 joueurs et coach fréjusiens et nancéiens avaient bien vu la balle toucher le parquet.

Au lieu de se retrouver à 18 égalité, Fréjus accusait une nouvelle fois deux longueurs de retard à l’amorce du money-time (17-19). Break porté à quatre points (20-24) et, donc, quatre balles pour les Lorrains pour glaner un set décisif.

Un service et une attaque nanciéenne out, un block bienvenu de Brégent sur Valefuaniu, un second de Foncarnier sur Steel, le tout sur des services de Raph’ Attié – « je ne voulais pas prendre trop de risques, mais bien servir pour les mettre en difficulté », dira après coup le capitaine d’un soir –, et Fréjus revenait dans le coup (24-24). Sur une nouvelle mise en jeu de l’ancien Martégal, Conré crut donner le point victorieux (à 25-24), mais Nikola Borcic, le technicien visiteur, alla chercher un challenge vidéo, aussi inattendu que bienvenu, et surtout gagnant car Attié avait bel et bien mordu sur son service.
L’ascenseur émotionnel jouait alors à plein sur le terrain et dans les travées de Sainte-Croix, et c’est en apnée que se disputaient les points suivants.

« Quand j’ai vu le Challenge (refusant le point du match aux Fréjusiens, Raph’ Attié ayant mordu la ligne sur son service), je savais que j’aurais ma chance derrière. » Et Arthur Sentenac sut la saisir en infligeant un ace donnant la victoire aux siens !

ARTHUR SENTENAC, UN ACE…
TEL UN VIEUX BRISCARD

Au nombre de deux car, sur service adverse, Foncarnier redonna une balle de match aux Varois poussés par un public enfin en furie, et c’est… Arthur Sentenac qui vînt porter l’estocade finale (27-25 en 40’) avec un nouvel ace à peine détourné par Valefuaniu. « Ça fait plaisir, ça fait plein de matches où je rentre pour tout donner sur le service. Quand on perd le Challenge (pour la faute de pied d’Attié, Ndlr), je sais que ça va être à moi. Ces deux aces importants récompensent tous les efforts fournis à l’entraînement et avec le CFC. »

Un succès aux forceps, mais où les Fréjusiens, « dans cette victoire où il faut avant tout retenir le collectif qui a su se mettre “minable“ pour pallier les absences », saluait Théo Conré, sacré MVP), auront emmagasiné une grosse dose de confiance, avant un périlleux déplacement à Illac dès samedi.
Les joueurs fréjusiens, « ceux qui ont le moins joué, vont s’entraîner demain » (lire mercredi), annonce Loïc Geiler, mais encore jeudi après-midi avant de s’envoler pour la capitale girondine dès le début d’après-midi vendredi.
Jean-Philippe “Pej“ Sol en sera-t-il ? Rien n’était décidé hier soir à l’issue du match, mais une chose est certaine, il ne faudra pas faire d’excès et éviter tout risque lors des agapes du nouvel An. Car, parfois, il suffit d’une huître…

Le clapping rythmé par le tambour : la nouvelle mode lancée par le MVP du soir, Théo Conré !

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