Sorti davantage frustré que déçu d’une victoire qui leur tendait les bras face à Saint-Quentin, le Fréjus Var Volley s’était remis la tête à l’endroit en allant s’imposer à Harnes. Samedi, en ce dernier jour d’octobre, les Varois ont remis le couvert en dominant le VBC Chalon en trois manches sèches (à 16, 22 et 22).
De quoi se classer en tête d’un championnat que l’on annonce plus dense que jamais – à l’image des résultats de cette 4e journée (Ajaccio qui tombe à domicile devant Rennes, Saint-Quentin qui joue son 3e match de rang au set décisif, Harnes qui va gagner à Cambrai et marque ses deux premiers points en Volstar Masculine 2, etc.) –, à l’aube d’une semaine à coup sûr encore forte en sensations, avec la réceoption du voisin niçois en Coupe de France dès mardi et le déplacement en Champagne, dans l’antre d’un ancien leader tombé en terre martégale (0-3).
« On est restés sur notre dynamique du match à Harnes, se réjouissait le technicien local, Loïc Geiler, après le match. Notamment dans le 1er set », facilement tombé dans l’escarcelle varoise (16-25, dernière égalité à 8, puis 14-9, 21-12).

UN PREMIER SET RONDEMENT MENÉ
Avec les premiers pas sur le parquet et sous ses nouvelles couleurs d’un Julien Faganas « mort de faim », auteur d’un score déjà plus que satisfaisant si l’on s’arrête au simple fait qu’il s’agissait là de son premier match officiel avec Fréjus et ses partenaires.
Face aux Varois, l’équipe bourguignonne apparaissait bien apathique, accumulant les fautes au service (5 dans cette manche inaugurale, 6 dans le 2e et 2 supplémentaires dans le set #3), ne réussissant qu’un seul bloc… à 16-24, ne pouvant réellement compter sur ses forces vives habituelles, le central Ferrel ou le pointu Lilembo.
« Il faudra le bâillonner », disait au sujet de ce dernier Cédric Da Silva, se souvenant de l’année en commun du côté d’Illac. « On l’a bien tenu au final », se satisfaisait après coup Théo Conré. D’autant que Lilembo est du genre à se frustrer et (parfois, un peu) sortir du match quand ça ne fonctionne pas comme il le souhaite.
CHALON PERD AUSSI AU SERVICE
Les deux sets suivants voyaient toutefois les Chalonnais se réveiller quelque peu, au point de tenir le score au tableau d’affichage (jusqu’à 18 égalité dans le set #2, jusqu’à 17 dans le 3e). Pour autant, jamais on n’aura senti les Fréjusiens s’inquiéter et faire n’importe quoi. « Il leur fallait changer quelque chose, continuait Loïc Geiler. On aurait pu tomber dans un faux rythme. Mais on a su rester calmes, dans notre jeu et notre objectif. Même si on prenait parfois un petit éclat, on a continué, parce qu’on savait que ça allait le faire. »


Pour parvenir à ses fins, Fréjus restait constant sur sa qualité de service qui, même si elle ne s’est pas traduite en termes d’aces (2 “seulement“, à mettre à l’actif de Conré et Da Silva), mais qui n’aura eu de cesse de marteler la réception adverse et de la mettre à mal. « J’ai envie de vraiment ressortir la sérénité dont on a fait preuve, renchérissait Théo Conré. On a su les mettre en difficulté sur leur récep’, et comme on arrivait bien à lire le jeu de leur passeur, on a bien défendu derrière. »
MALCO GHIO BOUDIN A POSÉ LE CERVEAU
À l’image d’un Malco Ghio Boudin, que l’on avait quitté en vraie difficulté devant Saint-Quentin, qui a su se ressaisir samedi dans le nord avant de confirmer face à Chalon (20 réceptions à 60 %, une seule erreur… sur le seul ace adverse, quand Doumbia s’est mis à prendre feu au service). « Ça fait plaisir de revenir ainsi, expliquait-il après coup. Contre Saint-Quentin, je n’étais pas dans le coup. Après, Loïc me sort, il cherche la solution avec Sacha (Lixon, Ndlr) ou moi… Donc, à Harnes, et ce soir aussi, j’ai décidé de poser le cerveau et ç’a plutôt bien fonctionné. Moi, c’est vraiment dans la tête. »
GEILER, COACHING GAGNANT AVEC ÉBAGNE-YON
Et le jeune libero aura su se mettre au diapason de ses partenaires, de Cédric Da Silva à Wayan Barbier (7 points, 3 blocks), de Théo Conré à Malo Foncarnier, sans oublier un Melvin Ébagne-Yon, entré en jeu au 2e set pour aligner quatre services tendus et prendre sa part dans le break (19-18 -> 22-18) qui scellera cette 2e manche.

L’aîné de la famille Ébagne-Yon, titulaire sur les trois premiers matches et “relégué“ sur le banc par le retour de celui qui était autant attendu qu’il attendait lui-même de revenir enfin au jeu, un certain Julien Faganas ! Ni plus ni moins que le meilleur pointu de Ligue B la saison écoulée, mais que l’on n’avait vu “en vrai“ que sur les trois matches de Saint-Quentin à Sainte-Croix l’an passé… Eh bien l’on aura la chance de l’avoir sur tous les rendez-vous que le Fréjus Var Volley donne à ses supporters cette saison dans son antre, à commencer dès ce mardi 3 novembre contre Nice en Coupe de France.

FAGANAS ENFIN LIBÉRÉ…
« Je me sens totalement bien, annonçait-il après avoir reçu son premier trophée de MVP et avoir mené son premier clapping devant ses supporters. J’étais un peu fatigué parce que je suis vraiment monté en intensité cette semaine à l’entraînement. Mais j’ai été parfaitement géré et bien préparé par mon ami Arthur (Roullier, le préparateur physique du FVV, Ndlr). Du coup, ce soir, ç’a été parfaitement. Et je ne suis pas spécialement fatigué. De toute façon, s’il y avait eu encore la moindre douleur, je n’aurais pas pris le risque de jouer… »
Quoi qu’il arrive, à commencer dès mardi face à Nice ou samedi prochain en terre rémoise, Fréjus et son pointu devront être à leur maximum pour atteindre leurs objectifs.
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LE MVP : JULIEN FAGANAS

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RÉSULTATS J#4 ET CLASSEMENT


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LA FEUILLE DE MATCH




