
Beaucoup de questions ne sont pas loin d’avoir trouvé une réponse en ce dernier week-end d’avril, et à la faveur de la 30e journée de championnat.
Une journée qui n’aura pas été avare en surprises et permis de décanter la situation quant à la montée en Marmara SpikeLigue, le billet semblant désormais bel et bien destiné aux Pirates de Royan à quatre étapes de ce championnat marathon.
Surpris à domicile une semaine auparavant, les joueurs de l’entraîneur Grégory Alleix ont remis la marche avant, et fait le job en l’emportant largement en Bourgogne (3-0 à 15, 16, 22).
Jusque-là, pas de surprises. Mais la détonation est venue de Julien-Olive, la salle du dauphin martégale, où l’équipe de la Venise provençale a (définitivement ?) compromis ses chances d’accession en s’inclinant (0-3 à 17, 22, 22) devant les Girondins d’Illac, emmenés par leur ailier tunisien Ben Romdhane (18 pts, 2 contres).
Bien plus au nord, le Saint-Quentin Volley-ball, que l’on voyait terminer en trombe et, pourquoi pas, venir se mêler finalement à cette lutte pour l’accession, sombrait cette fois à domicile face aux Cambrésiens, là encore en trois manches sèches (à 20, 23, 23).

MARTIGUES MENTALEMENT FRAGILISÉE
DEPUIS SA DÉFAITE À FRÉJUS
Au final donc, Saint-Quentin dit adieu à ses possibilités de retour, et Martigues fait quasiment de même. Car il n’est nul besoin de se projeter jusqu’au 15 mai et la 33e et dernière journée de Ligue B. Non, il suffit simplement de regarder le programme de samedi prochain, celui d’une 31e journée où Martigues sera exempt, tandis que son rival accueillera en Charente-Maritime le Grand Nancy.
Et ce n’est pas faire injure aux Lorrains, vainqueurs de Fréjus vendredi, que de proclamer Royan grand favori de cette confrontation ! A fortiori à domicile, dans un Espace Cordouan qui tremble des encouragements des quelque 1300 spectateurs qui s’y massent ces dernières journées. Et qui poussent leurs Pirates à aller au-delà de leurs limites.
De fait, l’hypothèse tout à fait crédible d’un succès charentais en trois ou quatre manches suffirait au capitaine Gauthier Bonnefoy et ses copains pour atteindre leur Graal, la MSL !!!
Tout se sera joué en fait voici un mois tout juste, lorsque les Avatiques, déjà malmenés en terre fréjusienne une étape plus tôt, auront de fait commencé à voir le début de la fin, quasi à l’arrêt depuis ce revers (2 victoires, 4 défaites).
Précisément interrogé sur Maritima Medias avant le match d’Illac, l’entraîneur martégal, Ricardo Martinez, avouait avoir dit à ses joueurs, « si on gagne nos trois matches, avec 9 points, on sera champions ». Finalement, il semble bien que les Martégaux aient subi autant la fatigue et l’accumulation des matches que la pression inhérente à leur position de “chassés“ après leur prise de pouvoir début décembre…

DAVID GUELLE, PRÉSIDENT FONDATEUR
La messe est donc pratiquement dite pour cette saison de Ligue B, proposée sur une formule de trois phases (aller-retour-aller) décriée dès son entame et qui n’aura séduit personne au final. Avec un futur promu au sein de l’élite nationale pas forcément attendu, là où l’on attendait davantage des Fréjusiens auréolés de leur place de finaliste l’an dernier, puis de formations apparemment plus huppées, telles Martigues et Saint-Quentin, voire Illac. Mais toutes ces équipes, davantage encore les Axonais et Girondins, se seront montrées par trop irrégulières pour endiguer la marche en avant des Pirates, victorieux de 13 de leurs 15 dernières sorties depuis leur (premier) succès devant Martigues à la mi-janvier.
Une véritable montée en puissance que ne laissait en rien présager leur dernière campagne, celle de 2024-2025, désastreuse et conclue à une peu amène dernière place avec un seul succès obtenu devant France Avenir… lors de la journée inaugurale.


DE LA N2 À LA MSL EN 5 ANS !!!
Pourtant, l’objectif de Ligue A existe bel et bien dans la cité royanaise. Plus précisément depuis la reprise en main du club de l’USG Royan/Saintes VB en 2020. Au sortir du Covid, David Guelle rentre d’Athènes où il pense en avoir terminé d’une carrière qui l’a conduit du CNVB à Chaumont, Cambrai, Rennes, Chypre (Famagouste), Maroc (Tanger), Saint-Quentin, Cannes ou encore Ajaccio.
Il revient dans sa ville natale et reprend le club local, alors en Nationale 2. Visionnaire, David Guelle, président mais encore joueur, prépare son club au cas où… Et le cas se présente à l’intersaison 2023 quand Royan, suite à deux renonciations, est convié dans le monde professionnel et la Ligue B.
Pour une première saison, débutée en fanfare devant Fréjus (3-0 lors de la 1ère journée 2023-2024), conclue à la 3e place ex-aequo avec Cambrai (2e) et… Fréjus (4e).
Sport-roi de cette cité située à l’embouchure de l’estuaire de la Gironde, station balnéaire de 20.000 habitants (40.000 avec l’agglomération), le club devenu le Royan Atlantique Volley-Ball, auto-surnommé “les Pirates“, attire partenaires et public.
Solide sur ses bases, Royan a rapidement gravi les échelons, passant du 4e niveau national à l’élite à compter de septembre prochain ! Même la dernière année difficile – dans le collimateur de la CACCP de la Ligue en juin 2025, le club a tout d’abord été rétrogradé administrativement en raison d’un passif financier annoncé à hauteur de 100.000 € avant d’être finalement admis à reprendre en LBM – n’aura donc pas arrêté cette ascension.





