Coupe de France jeunes : avec “l’argent“ des M21, quatre médailles historiques pour le Fréjus Var Volley !

Et 1, et 2, et 3, et 4 !!! Le Fréjus Var Volley engageait sept équipes en Coupe de France jeunes cette saison (M13, M15 et M18 garçons et filles à chaque fois pour ces trois catégories, M21 masculins). Quatre d’entre elles sont parvenues en phases finales… soit parmi les 12 meilleures équipes de France ! Et les quatre sont allées jusqu’au match ultime, LA FINALE !!! Avec, au bout du bout, deux titres (M18 et M15 garçons) et deux 2es places (M18 filles et M21 masculins) !!! Un bilan qui n’est pas exceptionnel, peut-être pas unique dans les annales mais qui est en tout cas HISTORIQUE pour le club de l’est-Var et récompense parfaitement tout le travail de formation entamé depuis une bonne dizaine d’années sous l’impulsion de Julien Laporte, Pierre Vivier, “Coco“ Suc, Ludo Tatinclaux, Violaine et Claudy Respaut et autre Kamel Tabamer (et pardon pour ceux qu’on oublie).

M21 : SEULEMENT BATTUS PAR LE PUC
EN MATCH #1 ET EN FINALE !

Ce week-end, du côté de la salle Lawson-Body où évolue d’ordinaire l’Alterna Stade Poitevin VB en MSL, les M21 de Laurent Cauet concluaient ce mois de compétition, entamé de la plus belle des manières avec les M18.

Battus d’entrée par le PUC (2-0), non sans avoir inquiété les Parisiens dans le set #2 perdu 24-26, les Fréjusiens ont ensuite dominé les Calaisiens du LISSP (2-0) pour leur 2nd match de poule, se qualifiant ainsi pour les quarts de finale. « Notre position de 2e de poule impliquait de retrouver soit Toulouse, soit Montpellier en quarts, explique Laurent Cauet. À titre personnel, je souhaitais éviter Toulouse car c’est une équipe qui nous pose toujours des problèmes. Au final, ce match – gagné 15-12 au tie-break – qui me faisait peur aura à mon sens été le plus abouti sur ce tournoi. »

L’équipe héraultaise sera finalement sur le chemin fréjusien au stade des demi-finales avec, là encore, une victoire au bout du suspense et au set décisif (17-15), non sans avoir laissé échapper quelques balles de match auparavant. Tout cela pour retrouver… le PUC en finale !

Guillaume Respaut avec ses parents et le trophée pour ce qui était sa dernière aventure sous les couleurs fréjusiennes, lui le gamin né et formé au volley dans le club de la cité romaine

DÉFAITE FACE AU TRIPLE LAURÉAT DE LA CATÉGORIE

L’équipe parisienne, double championne de France en titre, composée de membres à part entière du roster de MSL (Dufourt, Laurencé, Kleynjans, Secrétant, Patin…), partait donc avec les faveurs des pronostics sur cette ultime confrontation de la compétition. Les Varois joueront pourtant crânement leur chance, empochant le set inaugural (à 21), avant de céder le 2e (à 22) et un nouveau tie-break perdu à 9…

Quelque part, « on est mitigés, parce qu’il y a la déception de ne pas ramener le titre, analyse l’entraîneur de cette équipe M21 née il y a seulement deux ans, rappelons-le, à la faveur de la création du CFC il y a trois ans. Mais il faut se dire que l’on a gagné la 2e place, plutôt que se dire, on a perdu la 1ère ».

L’EXPÉRIENCE, ENTRE AUTRES, ÉTAIT CÔTÉ PARISIEN

Et celui qui officiait là pour sa dernière compétition aux commandes d’un groupe fréjusien – Laurent Cauet était en parallèle le technicien sportif du Centre de formation professionnel, 6e (pour la 2e fois consécutive, en trois années d’existence) des phases finales du championnat Élite Avenir – ajoute, « on était venus chercher le titre. Donc, quelque part, oui, on passe “à côté“ de notre objectif. On est déçus également pour le club qui avait la possibilité d’accomplir un triplé historique avec une potentielle 3e médaille d’or. Cet objectif est aussi manqué à cause de nous, et je le regrette ».

Pas fait exprès, mais on a bel et bien un podium bleu-blanc-rouge pour ces championnats de France, avec les joueurs du Harnes VB, 3es, à gauche, les vainqueurs parisiens au centre et les Fréjusiens, 2es…

D’autant que, si l’on remonte un peu le temps, les Fréjusiens ont présenté une dernière partie de compétition « bien construite, savoure encore Laurent Cauet. On fait 4/4 sur les deux derniers tours et, sur la phase finale, on ne perd que contre le PUC, aujourd’hui triple champion de France en titre. L’expérience (des finales… gagnées) a d’ailleurs peut-être joué dans l’approche du set décisif »

Si des médailles et/ou des titres étaient attendus que les trois autres équipes (M15 et M18 garçons, M18 filles), cet argent sur les M21 relève, non du miracle, mais d’un parcours cahotique. « Souvent effectivement, lors des tours de qualifications, on se retrouve dans des conditions difficiles. On gagne un tour, par exemple, sur la disqualification de l’Arago Sète, qui n’avait pas respecté le règlement. » Un temps sélectionneur de la République d’Irlande, Laurent Cauet a gardé cet esprit de combat typiquement anglo-saxon. « J’ai une certaine culture de la gagne, que j’ai essayé de transcrire à mes joueurs. “Never give up“ (ne jamais abandonner), ou encore “I’ll do it anyway“ (je le ferai quoi qu’il arrive) sont un peu mes credos. »

Laurent Cauet, seul puis avec son capitaine, Abdou Diop, exemplaire dans son rôle tout au long de la compétition, mais auquel ses coéquipiers n’auront pu lui offrir le plus beau cadeau d’anniversaire (l’ancien de Canteleu-Maromme et futur joueur d’Amiens a eu 21 ans ce 7 juin)

JOKANOVIC SOULÈVE DES QUESTIONS

Alors, oui, on va immanquablement revenir sur le recrutement, en dernière minute, de l’ancien Cannois (et futur Parisien) Andrej Jokanovic, champion du monde U19 l’an passé, finaliste du championnat universitaire américain (NCAA) avec son université californienne de l’UC Irvine… Et les oreilles fréjusiennes ont sifflé. « C’est sûr, on en a entendu parler, confirme le technicien varois. Premièrement, cette arrivée a été acceptée par la Fédération et rendue possible par le règlement de la compétition. Ensuite, on ne va certes pas nier son apport positif, pour autant, tout n’a pas non plus reposé sur lui d’autant que nous n’avons même pas eu d’entraînement collectif ensemble… »

C’est d’ailleurs là l’une des difficultés de cette équipe un peu “bâtarde“, construite autour de joueurs du CFC, conventionnés pour beaucoup, mais également de jeunes qui n’auront joué, ensemble, que cette seule Coupe de France. « Le meilleur exemple en est le jeune central Mathéo Martin, que l’on avait un peu ignoré, voire “laissé pour compte“ en début de saison – personne n’est à l’abri d’une petite erreur – et qui n’a réellement rejoint le groupe qu’à partir de janvier. »   

JOUEURS ET STAFF : TOUTE UNE FAMILLE RÉUNIE

Alors, si certains des Fréjusiens faisaient un peu “la gueule“ sur le podium (les habitués aux titres, Ndlr), « il ne faut pas oublier que, pour certains autres, c’était leur première finale, et c’est leur première médaille ».

Laurent Cauet tient d’ailleurs à remercier les “bannis“ (Lyes Mavraganis, Robin Munsch), « relégués en tribune du fait de la règle des trois mutés sur la feuille de match, mais qui se remarquablement impliqués au niveau des stats et en me faisant remonter des informations, ou encore Ysaac Pha et Mathurin Mesguiche, qui savaient qu’ils n’auraient que des bribes de temps de jeu. Ce manque de rotation a sans doute joué aussi, a fortiori après les matches difficiles en quarts et demi »…

Sur cette ultime compétition, Laurent Cauet aura aussi particulièrement apprécié le double apport de parents Respaut, « Claudy dans son rôle d’adjoint, alors que Violaine était davantage impliquée sur l’observation des adversaires, et surtout de leurs potentiels points faibles. Je les en remercie sincèrement ».

UNE PRÉSENCE EN PHASES FINALES
QUI DEVIENT UNE HABITUDE !

Voilà qui conclut en tout cas de magnifiques phases finales dans ces Coupe de France jeunes, Fréjus et Le Plessis étant les deux seuls clubs à ramener des titres (le club des Hauts-de-Seine aurait pu en attraper une 3e… s’il n’avait été battu en finale M18… par Fréjus)
Surtout, cela confirme la montée en puissance du club est-varois depuis quelques saisons, un rang toujours plus haut dans le volley français, et une vraie pérennité sur les phases ultimes (M18 filles 3es, M21 masculins et M15 garçons 4es et encore deux autres équipes en phases finales l’an dernier ; M18 garçons 4es la saison précédente ; M18 garçons 3es et M15 filles 4es, M15 garçons éliminés juste avant les phases finale en 2022-2023 ; M18 garçons 9es et M15 filles 5es en 2021-2022).

Tout ceci n’est donc pas le fruit du hasard, mais bel et bien le fruit d’un travail de formation entamée dès les plus petites catégories. De quoi obtenir prochainement, et pour la 5e année consécutive, le label “CLUB FORMATEUR OR“ !!!

Les joueurs des 12 équipes engagées sur cette phase finale de la Coupe de France M21

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fréjus Var Volley

Sur le même sujet